Plus de résultats
En ce moment
J'ai tant de choses à vous dire

Replay: Driss EL YAZAMI, une vie au service des Droits de l’Homme.

Hanane HARRATH retrouve Driss EL YAZAMI à Fès, sa ville natale. Fervent défenseur des droits de l'​homme, l'ancien Président du Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH), revient sur les lieux de son enfance à la capitale spirituelle et les personnes qui ont marqué son parcours de militant. Retrouvez, la balade-interview, du jeudi 10 juin, dans son intégralité en Replay :

 

Rendez-vous à la Place Bab EL BATHA pour emprunter le chemin de l’école. L’«école primaire Douh», 1958, c’est là que tout a commencé. La soif du savoir, l’investissement des parents et la rage de réussir…

Fès, carrefour de culture et capitale spirituelle, Driss EL YAZAMI s’est imprégné de toutes ses valeurs authentiques même s’il l’a désertée très tôt.

Toujours à Fès El Bali (Médina de Fès), à Bab Boujloud, les souvenirs de jeunesse au Lycée Moulay IDRISS 1er a forgé l’intérêt pour la lecture et la littérature et une grande passion pour le cinéma grâce aux enseignants de Français et d’Histoire-géographie qui ont nourri la curiosité de s’ouvrir sur le monde et les cultures.

Le ciné-club, centre culturel américain et la revue culturelle avant-gardiste «Souffles», à la fin des années 60, vont insuffler la flamme du militantisme à l’aîné de la fratrie EL YAZAMI qui assouvit son appétit littéraire au centre culturel français au Mellah, le quartier juif traditionnel qui reliait la Médina à la ville nouvelle. Il rejoint le mouvement de gauche et passe par la case prison. 

Un militant de la première heure

En 1970, c’est le départ pour la France. Grâce à une bourse pour suivre des études en cinéma, il finit par intégrer l'école de Commerce de Marseille. L’esprit militant du jeune Driss s’aiguise. Il milite pour les droits des travailleurs immigrés, fait du théâtre de rue et participe aux grèves de la faim pour les sans-papiers ou contre le racisme… 5 ans après son arrivée à l’Hexagone, il est alors expulsé vers le Maroc où il continue sa lutte pour les Droits de la diaspora marocaine de l’étranger. En 2004, il fait partie des membres de l’Instance Equité et Réconciliation (IER). En 2007, il est nommé à la tête du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) et en 2011, il préside le Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH).

Après une pause thé à la Médina s’ensuit une visite au Jardin Jnane Sbile, lieu incontournable de Fès, sur fond de Melhoun. L’interview prend fin au cœur de la Médina au quartier «Lameteyyine» pour rendre hommage à Feu Mohamed EL HALOUI (avocat) et Abdelaziz BENNANI (ancien Président de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme/1982-2000), deux grands amis qui ont marqué la vie de Driss EL YAZAMI…

Un échange aussi captivant qu’instructif sur la situation des Droits de l’Homme au Maroc, le travail de mémoire, la culture et la jeunesse, l’altérité, l’égalité…

 

Les contenus liés

Les articles à la une