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Histoire

"Kan Ya Mkan"-Replay: Cheikh Bouamama, héros de la lutte contre le colonialisme

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Cette semaine, cap vers la région de l’Oriental.  Abderrahim Tafnoute fait escale à El Aïoun-Sidi Mellouk à la Zawya El Bouchikhiya El Bouamamiya pour revisiter l’histoire largement méconnue de Cheikh Bouamama, un héros de la résistance au Sud de l’Algérie et à l’Est du Maroc… Cheikh Bouamama, L’histoire d’une épopée héroïque à (re) voir dans "Kan Ya Mkan" du samedi 03 juillet en Replay :

De son nom complet Mohammed ben Larbi ben Al Sidi Taj, Cheikh Bouamama, doit son surnom au turban (âmama en Arabe) qu’il portait sur sa tête. Descendant de la lignée d’Ouled Sidi Cheikh, il est le petit-fils de Cheikh Sidi Abdelkader Mohamed, fondateur de la Tariqa Cheikhiya Chadhiliya.

Né à Figuig (vers 1840) à Ksar Hammam El-Fouqani, Cheikh Bouamama grandit dans la sagesse, selon les préceptes de l’Islam, bercé dès l’enfance par la tradition du soufisme sunnite. Il fonda sa propre zaouia (El Bouchikhiya El Bouamamiya) qui attira des milliers de disciples.

A l’instar de son aïeul, il devint un symbole de la résistance au Sud de l’Algérie (Ouest et Sud d’Oran) et à l’Ouest du Maroc (Région de l’Oriental). Sa lutte contre le colonialisme (français, espagnol et même turc) dura près de trois décennies. Très populaire dans la région, il fut soutenu, tout au long de son mouvement indépendantiste, par la coalition des tribus berbères.

Combattant insaisissable et un puissant adversaire, sa renommée est telle qu’il fut qualifié d’"ennemi éternel de la France" par le célèbre maréchal Hubert Lyautey, premier résident général de France au Maroc (1912), dans son livre "Lettres du Sud-Oranais, 1903 – 1906".

Cheikh Bouamama est mort et enterré à  la ville d’El-Aïoun-Sidi Mellouk (Région d’Oujda).

 

 

 

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