Plus de résultats
En ce moment
Accident vasculaire cérébral (AVC): les sujets jeunes ne sont pas à l’abri !
Santé

Accident vasculaire cérébral (AVC): les sujets jeunes ne sont pas à l’abri !

Bien que l’accident cérébral concerne principalement les personnes âgées (A partir de 75 ans), les sujets jeunes sont de plus en plus touchés. De nos jours, elle touche 10% des moins de 65 ans et 5% des 45 ans et moins. Notre mode de vie aurait une influence significative dans le déclenchement de certaines maladies chroniques et troubles neurologiques dont  l’accident vasculaire cérébral (AVC). Qu’est-ce qu’un AVC ? Quels en sont les signes ? Peut-on y survivre ? Réponse dans cette édition de Sabahiyate en compagnie de Dr Leila BICHRA, médecin spécialiste en dermatologie

 

L’attaque cérébrale est l'arrêt irréversible de toutes les fonctions du cerveau  à cause d’un manque d’apport d’oxygène et de sang dû à la formation d’un caillot de sang qui va  boucher une artère cérébrale (thrombose veineuse cérébrale). C’est ce que les médecins appellent un accident vasculaire  cérébral (AVC) ischémique qui est, à 80% des cas, à l’origine de la mort encéphalique. Des millions de cellules cérébrales vont être détruites et ne seront jamais régénérées. 

Des séquelles irréversibles

Quand le vaisseau sanguin éclate, elle provoque une hémorragie cérébrale qui laisse toujours des séquelles graves et irréversibles telles que l’hémiplégie (Une paralysie d'une ou plusieurs parties du corps d'un seul côté) et la démence.

Des signes avant-coureurs révélateurs…

Une prise en charge rapide, peut multiplier les chances de survies et les séquelles sont moins graves. Souvent, la majorité des signes survient brutalement. Il s’agit d’une sensation de vertiges accompagnée d'une perte de connaissance brève, une légère perte d’équilibre, troubles du langage et une difficulté à parler, un fourmillement des bras et/ou jambes, engourdissement des membres d’un même côté. Ces symptômes ont tendance à disparaitre très vite comme si de rien n’était. Il s’agit en fait d’un accident ischémique transitoire (AIT). Même s’il s’agit d’une attaque cérébrale passagère, le sujet concerné n’est pas pour autant hors du danger.

En fait ces signes avant-coureurs sont des alertes car un éventuel accident cérébral pourrait se reproduire dans les 24 heures qui suivent. Le sujet étant affaibli, c’est à l’entourage d’agir. Il faut appeler une ambulance d’urgence car les 3 premières heures sont décisives pour sauver du sujet atteint et l’aider à récupérer rapidement.  Entre temps, il faut rassurer la personne, lui parler et surtout essayer de garder une position confortable. En cas d’hémiplégie, il faut l’allonger dans une position latérale sur le côté qui n’a pas été lésé. S’assurer que sa respiration est normale, lui ouvrir la bouche et lui tirer la langue.

Prise en charge et urgence du diagnostic

Le patient devrait être directement conduit  à l’unité de soins intensifs neuro-vasculaires. Le diagnostic (radiologie) devrait se faire dans l’urgence. Des examens d’imagerie (scanner TDM/IRM) permettront respectivement de détecter la nature de l’accident (hémorragie ou thrombose artérielle) et l’endroit de la lésion.

Pour être efficace, le traitement devrait se faire dans les quatre heures qui suivent l’accident cérébral. Si ce dernier est dû à une thrombose, l’injection d’une protéine est  administrée au patient pour dissoudre le caillot et déboucher l’artère pour oxygéner les cellules. S’ensuit la prescription de médicaments anticoagulants pour fluidifier le sang.

Les hémorragies, plus fréquentes chez les sujets souffrant d’hypertension artérielle, une malformation veineuse ou une tumeur cérébrale,  elles, sont dues à des anévrismes (poche de sang résultant de la une dilation d’une artère du cerveau à cause d’une faiblesse de la paroi des vaisseaux sanguin). Le traitement repose sur la chirurgie et baisser rapidement la tension artérielle.

Facteurs de vulnérabilité

La majorité des patients traités pour une attaque cardiaque présentent une récidive.

Les patients souffrant d’anomalies du rythme cardiaque ne sont pas à l’abri d’un accident cérébral tout comme ceux qui souffrent d’apnée du sommeil, du diabète et d’obésité.

D’autres facteurs tels que le tabagisme, la sédentarité et  le stress peuvent être une cause directe de l’AVC…


 

Les contenus liés

Les articles à la une