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Culture

Youssouf Amine Elalamy : "A travers mon roman, je montre la dimension (in)humaine de la guerre"

Lauréat du Prix Orange du livre en Afrique et récemment finaliste du Prix des cinq continents de la francophonie, pour “C’est beau la guerre”, Youssouf Amine Elalmy revient avec 2M.ma sur les grands axes de son roman, sur son principal protagoniste et sur le travail de recherche et de documentation réalisé en amont. INTERVIEW.  

2M.ma: Comment la guerre est-elle illustrée dans “C’est beau la guerre”?

Youssef Amine Elalamy: Ce n’est pas la guerre qu’on voit dans les reportages ni dans la télé, c’est une guerre particulière, où la littérature permet de pénétrer dans l'inconscient des personnages, dans leurs souvenirs et dans leurs traumatismes. Ce qui ne peut en aucun cas être mis en avant dans une couverture médiatique. A travers ce roman, je montre la dimension humaine et inhumaine de la guerre. C’est toute une trame.

Les événements du roman se déroulent dans un camp de réfugiés, pourquoi ce choix ?

Il ne s’agit pas de n’importe quels réfugiés, ce sont des réfugiés de guerre qui ont quitté leur pays parce qu’ils ont tout perdu. Généralement, cela est expliqué par des raisons purement économiques, or on oublie que souvent ces réfugiés n’ont pas le choix, notamment dans des pays de conflits fratricides. C’est l’instinct de survie qui fait que l’on quitte son pays. Par le biais du narrateur, l’exil était l’ultime recours.

 Comment êtes vous arrivés à concilier exil/guerre et théâtre/ comédie, dans votre roman ?

A travers son jeu d’acteur, le comédien qu’est le personnage principal, essaie de se rendre utile pour sa nouvelle communauté dans le camp de réfugiés, tout comme les autres métiers. Selon lui, ce qui manque aux femmes dans ce camp, ce ne sont pas seulement les bonnes conditions de vie mais aussi les personnes qu’elles ont perdues, parents, amants, enfants … Le comédien rend donc visite à ces femmes une à une, écoute leurs histoires et réfléchit à la manière avec laquelle il va incarner le personnage de l’être qui leur manque le plus. Ces performances théâtrales étaient une sorte de thérapie aussi bien pour ces femmes que pour le comédien lui-même. C’était leur seul moyen de surmonter leur traumatisme.

Comment avez-vous  mené cette immersion dans le monde de la guerre ?

C’était un vrai travail de recherche. Je me suis documenté sur la première et la deuxième guerre mondiale, sur la guerre du Vietnam, sur celle d’Afghanistan. J’ai consulté les témoignages de soldats vétérans, de leurs familles je me suis imprégné de leurs histoires vécues durant et après la guerre. J’ai aussi cette casquette de professeur universitaire, donc je consacre toujours la première étape à la recherche, ensuite vient la création. 







 

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