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Religion

Pratique du culte: Une matinée aux côtés des chrétiens de Casablanca (Reportage)

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Il est 11h de dimanche. Nous sommes à l’église Notre-Dame de Lourdes de Casablanca.

Les vitraux de l’église teintent la nef de mille et une couleurs et  les chants de la chorale résonnent. L'ambiance est à la fois solennelle et sereine. Nous assistons en tant que simple profane à cette cérémonie religieuse. 

C’est le père Michel Rondot, qui sera l’espace d’une matinée notre guide dans cet univers qui nous est totalement inconnu. Il a aujourd’hui 91 ans, il s’est installé au Maroc alors qu’il n’avait même pas 1 an.

Sa vie est étroitement liée au Royaume, il a été ordonné prêtre à Agadir en 1960, quelques jours avant le terrible tremblement de terre qui a emporté sa mère.

Il aurait dû être présent lors de la visite du Pape Jean-Paul 2, en 1985, il a d’ailleurs aidé lors des préparatifs, mais, en tant que bon chrétien, il est parti rendre un service en France. Comme il le précise « quand on donne, Dieu nous le rend au centuple, je n’ai pas pu voir le pape au Maroc, mais j’ai pu, bien plus tard, le rencontrer dans les jardins du Vatican ».

Le père Michel traverse le vaisseau central sous les chants de la chorale et se dirige vers l’autel, la messe débute.

En tant que simple observateur, on scrute chaque personnes, chaque mouvement, nous sommes unanimes, règne dans l’église un sentiment de bien-être. Dans les bas-côtés, les fidèles communient avec Dieu, chacun comme il le ressent. Certains ferme les yeux et se laissent emporté soit par le choral, soit par les paroles du prêtre qui officie, d’autres reprennent en chœur les chants religieux, d’autres regardent dans le vide comme si plus rien n’existait autour d’eux, sauf leur foi.

À la fin des chants et des prières, le père appelle les fidèles à communier avec son voisin, à le considérer. Ils se lèvent tous, se saluent, s’embrassent, s’enlacent, pris par l’euphorie, nous faisons de même et prenons part à cette communion. Une communion qui prend tout son sens dans cette église qui comprend plus de 90 nationalités différentes.

À la sortie de la Messe, un millier de fidèles se retrouvent sur le parvis de l’église, ils se dirigent vers la grotte, afin de se recueillir et d’allumer un cierge, de l’autre côté une jeune femme vend du bissap, au milieu des enfants qui jouent et tous discutent de la prochaine arrivée papale.

 

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