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Covid-19 dans le monde : l'Inde franchit la barre des 4 millions de cas positifs, l'OMS prudente sur la vaccination

2M.ma avec agences2M.ma avec agences

La pandémie de coronavirus a fait au moins 875.703 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi samedi 05 septembre par l'AFP, soulignant que la journée de vendredi 4 septembre a enregistré 5.693 nouveaux décès et 305.583 nouveaux cas. Les pays qui ont recensés le plus de nouveaux décès sont l'Inde avec 1.089 morts, les États-Unis (998) et le Brésil (888).

L'Inde est devenue ainsi le troisième pays au monde à franchir la barre des quatre millions de cas de coronavirus ce samedi, au moment où l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti ne pas s'attendre à une vaccination généralisée avant mi-2021.

Avec 86.432 nouveaux cas enregistrés le 05 septembre, l'Inde compte 4.023.179 infections, venant juste après les États-Unis (plus de 6,3 millions) et le Brésil (4,1 millions). Alors que le gouvernement a assoupli les restrictions, l'Inde est actuellement le pays où le nombre de cas augmente le plus rapidement, avec plus de 80.000 par jour, et le nombre de décès quotidiens le plus élevé, à plus de mille.

Autre record, celui de l'Irak où la recrudescence de nouveau cas a poussé les autorités à avertir que les hôpitaux pourraient plus être en mesure de gérer le nombre croissant d'hospitalisations. Selon le ministère de la Santé, l'Irak a enregistré, vendredi, 5.036 nouveaux cas d'infection, portant le nombre total à 252.075, dont 7.359 décès et 191.368 guérisons.

Les États-Unis, le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 187.777 décès pour 6.202.053 cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins. 

Face à cette pandémie, l'OMS a annoncé vendredi 4 septembre "ne pas s'attendre à une vaccination généralisée contre la Covid-19 avant mi-2021". "Un nombre considérable de candidats sont maintenant entrés dans la phase 3 des essais. Nous en connaissons au moins 6 à 9 qui ont déjà parcouru un long chemin en termes de recherche", a déclaré une porte-parole de l'OMS, Margaret Harris, lors d'un point presse à Genève. 

"Mais en matière de calendrier réaliste, nous ne nous attendons vraiment pas à voir une vaccination généralisée avant le milieu de l'année prochaine", a-t-elle ajouté, alors que les préparatifs pour la distribution d'un vaccin s'accélèrent, notamment aux États-Unis.

L'OMS "ne cautionnera pas" un vaccin contre le coronavirus s'il n'est pas sûr et efficace, a souligné, de son côté, le directeur général de l'organisation onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus, interrogé sur les préoccupations soulevées par le mouvement anti-vaccin. 

L'organisation recommande en revanche "l'usage systématique des corticoïdes chez les patients atteints d'une forme sévère ou critique du Covid-19", à la lumière d'études montrant que ces médicaments réduisent la mortalité, selon des directives publiées vendredi dans la revue médicale BMJ.

En Russie, près d'un mois après une annonce en grande pompe des autorités, les chercheurs ont publié une première étude qui montre que leur candidat-vaccin contre le coronavirus, Spoutnik V, donne des résultats préliminaires encourageants. Le vaccin en cours de développement par l'institut de recherche Gamaleïa déclenche une réponse immunitaire et n'a pas entraîné d'effets indésirables graves, affirment des chercheurs russes dans un article publié par la prestigieuse revue britannique The Lancet, après évaluation par un comité de relecture composé de scientifiques indépendants. 

Ces résultats ne prouvent pas encore que le vaccin protège efficacement contre une infection par le nouveau coronavirus, ce que devront montrer des études de plus grande ampleur, soulignent toutefois des experts.

Vendredi,  la Suisse a enregistré de son côté plus de 400 nouveaux cas en 24 heures pour la première fois depuis mi-avril, des contaminations qui concernent désormais en grande majorité les moins de 40 ans.

Au Brésil, des organisations de défense des peuples amérindiens et de l'environnement ont lancé vendredi une application pour rendre compte de la propagation du coronavirus autour des terres indigènes au Brésil, afin d'en protéger les habitants. "Cette application permet de suivre en temps réel la situation de la pandémie dans les villes situées dans un rayon de 100 km autour de chaque terre indigène", ont expliqué dans un communiqué la Coordination des Organisations Indigènes (COIAB) et l'Institut de recherches environnementales d'Amazonie (Ipam), auteurs du projet. 

L'objectif est de diminuer les risques de contamination en permettant aux peuples autochtones d'identifier les zones les plus touchées et éviter de s'y rendre quand ils doivent se déplacer en ville.
 

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