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OIT : Les pays en développement appelés à investir près de 4% de leur PIB pour une sécurité sociale minimale

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Les pays en développement devront investir, pour la seule année 2020, environ 1200 milliards de dollars, soit près de 4% de leur Produit intérieur brut (PIB) en moyenne, pour garantir une sécurité minimale de revenus et l'accès à la santé en pleine pandémie, a souligné, jeudi 17 septembre à Genève, par l'Organisation internationale du travail (OIT).

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, le fossé en matière de financement de la protection sociale a augmenté de près de 30 %, d'après l’étude "Déficits de financement de la protection sociale: estimations mondiales et stratégies", élaborée par l'OIT à l'intention des pays en développement dans le contexte de la crise du Covid-19 et au-delà.

"Il s’agit là de la conséquence des besoins accrus en services de santé et de sécurité en matière de revenu pour les personnes ayant perdu leur emploi pendant le confinement, et de la réduction du PIB occasionnée par la crise", fait observer la même source.

La situation est particulièrement grave dans les pays à bas revenus qui auraient besoin de dépenser près de 16% de leur PIB, environ 80 milliards de dollars. Par région, le problème est important dans une partie de l'Asie et de l'Afrique.

Seuls 45% de la population mondiale peuvent s'appuyer, poursuit la même source, sur au moins une composante de protection sociale. Certains pays ont lancé pendant la crise liée à la pandémie des dispositifs comme des taxes sur les ventes des entreprises de haute technologie ou d'autres initiatives fiscales. L'OIT appelle à des actions urgentes alors que certains gouvernements prévoient déjà une austérité.

"Les ressources financières au niveau national sont loin d'être suffisantes", explique la directrice de la protection sociale à l'OIT, Shahrashoub Razavi. Il faudra des fonds internationaux, ajoute-t-elle.

Plusieurs acteurs ont débloqué des financements mais des investissements supplémentaires seront requis, notamment pour pays à bas revenus, ajoute aussi l'organisation.


 

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