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Octobre rose/ Latifa Cherif : " le dépistage précoce du cancer du sein peut sauver des vies ! " ( Interview)

Considéré comme le premier cancer féminin, le cancer du sein touche 1 femme sur 8 au cours de sa vie et plus de 10.000 chaque année au Maroc. A l’occasion du mois d’octobre rose, consacré au dépistage de ce cancer, 2M.ma revient avec Latifa Cherif, Présidente de l’Association «Les amis du Ruban Rose», sur l’importance du dépistage précoce, la prise en charge de ce type de cancer en temps de Covid-19, entre autres. Interview.

Où en est la prise en charge de ce cancer féminin ?

Le problème ne se pose pas généralement pour les femmes qui ont une prise en charge ou une mutuelle, elles peuvent se faire soigner normalement dans les cliniques privées. Toutefois, pour les femmes qui n’ont pas de couverture sociale, elles souffrent et prennent du retard dans leur calendrier de traitement, faute de disponibilité des médicaments, ou en radiothérapie, faute de machines. Nous pouvons dire que le calendrier des traitements ne suit pas son cours normal pour les personnes qui n’ont pas de prise en charge.

Toutes les femmes sont-elles concernées par le dépistage du cancer du sein ?

Toute femme au delà de 45 ans doit démarrer tous les deux ans une mammographie et échographie.

Le dépistage est une procédure conseillée par les scientifiques et les médecins dans le monde entier. Si la femme a un antécédent familial, (mère, sœur, tante ou cousine maternelle déjà atteinte) elle doit démarrer très tôt en consultant un médecin gynécologue dès l’âge de 30 ans sans faire de mammographie. Il faut consulter au moindre signe.

Notre association fait le tour du Maroc pour montrer aux femmes comment s’auto-palper les seins, l’aisselle ainsi que la partie sous la clavicule, où l'on trouve des lésions malignes.

La pandémie de la Covid-19 a-t-elle eu un impact sur la prise en charge du cancer du sein ?

La covid-19 a eu un impact sur le calendrier des femmes atteintes d’un cancer du sein, même pour celles qui ont les moyens et qui se soignent dans des cliniques privées. D’abord parce qu’elles ont raté certains traitements par peur de se rendre à la clinique ou à l’hôpital et contracter la maladie, et puis plusieurs patientes ne sont pas allées faire leur mammographie de dépistage pour la même raison.

Pour ce qui est des traitements, dans plusieurs hôpitaux et CHU, la priorité a été donnée à la Covid-19 au détriment d’autres maladies comme le cancer, qui entraînent en moyenne beaucoup plus de décès que le coronavirus. Certaines femmes ne se sont pas fait opérer, d’autres n’ont pas eu leur chimiothérapie…

Un message d’espoir à toutes ces femmes atteintes?

Mon message est d’abord adressé à ces femmes qui pensent ne rien avoir et ne vont pas se faire dépister. Un cancer diagnostiqué précocement se soigne mieux et avec des traitements beaucoup plus légers.

Pour ces femmes déjà atteintes, je leur dis, en tant qu’ancienne guerrière contre le cancer, il y a une vie pendant la maladie et une autre après … Il faut regarder la moitié pleine du verre et profiter de chaque instant !

 

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