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Maroc

Meurtre de Adnane Bouchouf : Le débat sur la peine capitale refait surface et divise l’opinion publique

Le meurtre précédé du viol du petit Adnane Bouchouf a suscité l’indignation et la colère générales. Largement revendiquée, notamment sur les réseaux sociaux, l’application de la peine capitale à l'encontre de l'assassin de la victime s'est imposée dans le débat et une pétition virtuelle a même été lancée. 

Contactée par 2M.ma, Nouzha Skalli, porte-parole du réseau des parlementaires contre la peine de mort indique qu’elle partage totalement l’indignation et la consternation des  citoyens marocains suite à ce crime odieux. « J’exprime toute ma solidarité et ma compassion et partage la douleur des parents du petit Adnane. Il faut que la justice soit rendue, loin de toute pression. Elle doit tenir compte de l’enquête sociale et psychologique », ajoute-t-elle.

Emportés par l’émotion, nombre d’internautes ont demandé l’exécution du présumé coupable du crime en partageant en masse les photos du tueur et violeur présumé et en signant la pétition virtuelle qui comptabilise à ce jour près d’un demi-million de signatures.

Dans ce sens, Nouzha Skalli estime que la peine capitale n’a aucun effet dissuasif. Selon elle, le fait d’exécuter le ou les auteurs du crime de façon atroce comme le déclarent certains n’atténuera en aucun cas la douleur des parents.

« La réaction de l’Etat ne peut se manifester par un acte dont la sauvagerie serait comparable à celle du crime cruel qui a provoqué la mort du petit Adnane. La justice n’est pas vengeance », a rétorqué la porte-parole du réseau qui appelle toutefois à condamner avec la plus grande rigueur l’auteur de ces actes barbares.

Dans cet ordre d’idées, la coordinatrice du Réseau appelle à la mise en place d'une stratégie assurant la protection des enfants pour que des crimes similaires ne se reproduisent plus.

« Les enfants violés qui ne bénéficient d’aucun suivi peuvent hélas devenir à leur tour, des violeurs », argue Nouzha Skalli qui appelle à déceler les raisons derrière ce fléau.

Rappelons que le tueur présumé de Adnane Bouchouf a été déféré ce lundi matin devant le procureur du Roi près de la cour d’appel de Tanger.

Il convient de souligner que le Maroc n’applique plus la peine capitale depuis 1982 à l’exception de l’affaire du commissaire Tabit dont l'auteur avait été exécuté en 1993.

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