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Liquidité bancaire: le déficit se creuse de 9% (BKGR)
Economie

Liquidité bancaire: le déficit se creuse de 9% (BKGR)

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Le déficit de la liquidité bancaire s'est creusé durant la semaine précédente de 9%, comparativement à son niveau, une semaine auparavant, selon BMCE Capital Global Research (BKGR).

Pour y répondre, la Bank Al-Maghrib (BAM) a augmenté de 21% à 36,92 milliards de dirhams (MMDH) ses avances à 7 jours au moment où les placements du trésor se sont renforcés significativement pour atteindre près de 40,8 MMDH au lieu de 7,95 MMDH une semaine auparavant en raison du paiement de l'acompte IS qui a augmenté les recettes du trésor, indique BKGR dans sa récente lettre monétaire et obligataire.

Dans ces conditions, le taux moyen pondéré demeure aligné sur le taux directeur en se stabilisant à 1,5%, précise la même source.

Sur le marché primaire, lors de la dernière séance d'adjudication dont le règlement est prévu le 11 octobre, le trésor a émis 2,5 MMDH sous forme de bons par voie d'adjudications sur la ligne 2 ans au taux limite de 1,74%, fait savoir BKGR, ajoutant que dans ces conditions, la courbe primaire s'est inclinée légèrement suite à la baisse du taux de la ligne 2 ans de 0,6 pbs à 1,73%.

Quant au marché secondaire, il a fait preuve de moins de dynamisme cette semaine, avec un volume global en recul de 36% à 16,9 MMDH, lequel a été polarisé à hauteur de 41% par les maturités de long terme.

La courbe secondaire s'est globalement appréciée suite notamment à la hausse du taux de la ligne 52 semaines de 2,8 pbs à 1,58% et la ligne 2 ans de 2,0 pbs à 1,73%.

Durant la prochaine période, BAM réduira davantage son dispositif monétaire avec l'émission de seulement 27,76 MMDH sous forme d'avances à 7 jours, soit un recul de 25% comparativement à une semaine auparavant, estime BKGR.

En tenant compte de la baisse de 9% des besoins de financement du trésor pour le mois d’octobre, les taux d'intérêts devraient se maintenir à leur niveau actuel.

Reste à surveiller si la hausse constatée sur la courbe secondaire n’est qu’un épiphénomène ou une tendance lourde qui pourrait affecter également les taux primaires, conclut BKGR. 

 

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