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Liban : électricité, téléphonie et Internet quasi à l'arrêt dans le nord du pays
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Liban : électricité, téléphonie et Internet quasi à l'arrêt dans le nord du pays

2M.ma avec agences2M.ma avec agences

 La région du Akkar, dans le nord du Liban en crise, se retrouve comme coupée du monde mardi en raison des coupures d'électricité et d'une interruption des télécommunications entraînées par les pénuries de carburant, deux jours après l'explosion d'un réservoir d'essence ayant fait plus de 28 morts.

le Liban traverse l'une des plus pires crises économiques au monde selon la Banque mondiale, avec une multitude de pénuries (d'essence et de médicaments notamment) qui rendent le quotidien de plus en plus pénible.

L'électricité étatique est coupée désormais jusqu'à 22 heures par jour. Les générateurs de quartiers, qui prennent habituellement le relais, sont également contraints de rationner le courant, en raison des pénuries de carburant et d'une explosion des prix.

Faute de fioul, "plusieurs régions du Akkar connaissent une interruption quasi totale des réseaux de téléphonie terrestre et cellulaire, mais aussi de l'internet", a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI). Ces coupures ont affecté "les secteurs bancaires et financiers, les services de production, mais aussi les institutions publiques et privées".

 


 

C'est dans cette même région du Akkar qu'une citerne d'essence a explosé dans la nuit de samedi à dimanche, faisant au moins 28 morts et près de 80 blessés, une tragédie qui vient accentuer la pression sur un secteur hospitalier déjà à bout de souffle.

Mardi, plusieurs hôpitaux du Akkar ont tiré la sonnette d'alarme au sujet des pénuries de carburant qui menacent leurs services.  A Halba comme à Qoubayat (nord), les télécommunications sont temporairement interrompues en raison du manque de mazout.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, des coups de feu ont été tirés contre une station service et ces dernières semaines plusieurs altercations ayant éclaté en raison des pénuries ou des files d'attente. L'agence ANI a fait état de "blessés" sans plus de détails, rapportant un déploiement de l'armée qui a arrêté plusieurs des responsables des tirs.

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