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Politique

L'essentiel du passage de Nizar Baraka dans «Faites Entrer l’Invité» sur Radio 2M

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A l’occasion de la rentrée politique et l'imminente reprise parlementaire, Nizar Baraka était l'invité de Fathia Elaouni dans "Faites Entrer l'Invité" sur Radio 2M, ce lundi 21 septembre. Le patron du parti de l'Istiqlal est revenu sur diverses questions, notamment la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Actualité oblige, Nizar Baraka a réagi par rapport au crime sordide dont a été victime le petit Adnane à Tanger, livrant par la même occasion son avis sur le débat qui a suivi cette affaire, au sujet de l'application de la peine de mort. Verbatim. 

Le secrétaire général du parti de l'Istiqlal n'a pas fait dans la langue du bois, durant son passage ce lundi dans "Faites entrer l'invité" sur Radio 2M, interrogé par notre collègue Fathia Laouni sur de nombreuses questions d'actualité à l'instar de l'affaire Adnane et les répercussions de la crise sanitaire actuelle. 

Affaire Adnane : "Une crise de société" 

En tant que parti de l'Istiqlal, nous avons condamné cet acte odieux qui montre la crise que traverse notre société. Aujourd'hui, nous sommes autour de 8200 cas (NDLR, par an) de violences contre les enfants et 2400 viols.

Nous considérons, que dans ce genre de cas, nous ne pouvons qu'être en faveur d'un jugement, qu'il soit le plus sévère possible et qui puisse servir d'exemple, mais en même temps , il y a aussi besoin de mettre toute une politique de prévention, d'explication aux enfants, et également de remettre en cause le système de valeurs de notre société. 

Peine de mort: pour ou contre ?

Il serait véritablement difficile de répondre à cette question de cette manière. Vous savez, le débat sur cette notion de peine de mort traverse toute la société et notre parti aussi. 

Évidemment, le Maroc a fait des avancées certaines en la matière. D'abord il y a eu l'article constitutionnel visant à préserver le droit à la vie. Deuxièmement, il y a eu ce moratoire qui est toujours en vigueur. Troisième point, au niveau de la réforme pénale, il y a eu une réduction du nombre de cas où l'on applique la peine de mort. Nous sommes passés de 33 à 11 cas. Il y a eu aussi l'IER qui avait prévu d'abolir la peine de mort de manière progressive. Nous sommes donc dans cette progressivité et nous nous inscrivons dans cette progressivité. 

On ne peut pas être dans une logique de vengeance. Nous sommes un Etat de Droit et donc c'est la justice qui décide quel type de peine devrait s'appliquer à ce genre de cas et dans ce cas précis. Nous sommes aussi pour une approche globale, parce que ce n'est pas la justice qui va résoudre ce type de problème. 

 

 

 

Pandémie: "Un gouvernement des occasions manquées"

Je considère que le gouvernement n'a pas saisi l'opportunité qui lui a été offerte, parce qu'il avait les moyens financiers, il avait la confiance du Souverain et du pays et il avait le temps pour pouvoir préparer tout ça. Le résultat est que nous nous situons dans une situation catastrophique. Casablanca est aujourd'hui confinée. Quand on parle de Casablanca, c'est le coeur économique du pays. Nous avons Tanger, Marrakech, Agadir... les grandes villes sont en situation de crise, sans visibilité. 

Aujourd'hui, quelqu'un tombe malade (...), il veut aller se faire tester, il a du mal à l'effectuer, quand il arrive à faire son test, il devra attendre 4 5 jours pour avoir le résultat. Imaginez la peur qu'il et le nombre de personnes qu'il contacte durant cette période. Une fois qu'il obtient les résultats et se dirige à l'hôpital pour se faire soigner, on lui dit qu'il n'y a plus de place. C'est ainsi que la pandémie s'élargit un peu partout.

Nous avons présenté un mémorandum au chef du gouvernement, début juin, avec toute la vision que nous considérons essentielle pour pouvoir faire face à cette crise. Aujourd'hui, je trouve qu'on s'est trompé de combat. Le problème de ce gouvernement c'est qu'ils ont considéré qu'ils avaient gagné. La preuve c'est qu'ils se sont arrangés pour pourvoir se limiter à deux hôpitaux à Benguerir et Benslimane pour traiter les cas Covid 19, estimant qu'ils avaient maîtrisé la pandémie, or la première vague, on l'avait pas vécu réellement. D'ailleurs, jusqu'à maintenant, nous n'avons pas encore atteint le pic. 

Imaginez qu'un acteur marocain, "MAScir", qui arrive à produire des tests marocains et qui attend trois mois pour qu'on puisse lui permettre de vendre ces tests, alors qu'il avait eu la validation de l'institut pasteur. Le ministère de la Santé n'a pas donné le feu vert, alors que "MAScir" a la possibilité de produire un million de tests par mois. Finalement, la décision a été prise, ils vont produire 100.000 tests pour le mois de septembre, un million à partir d'octobre. Mais regardez le retard qu'on a eu. 

Ce que nous avons proposé dès le départ, c'est nous nous mettons dans une logique d'anticipation et de programmation. Malheureusement, ca n'a pas été le cas. 

 

 

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