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Le patron de l'OMS veut rassurer les groupes pharmaceutiques sur les brevets
Santé

Le patron de l'OMS veut rassurer les groupes pharmaceutiques sur les brevets

2M.ma avec Agences2M.ma avec Agences

Le patron de l'Organisation mondiale de la santé, partisan d'une suspension temporaire des brevets sur les vaccins anti-Covid pour augmenter leur production, a assuré mercredi les groupes pharmaceutiques qu'il ne s'agissait pas de « saisir » leur propriété.

« Nous ne voulons pas que vous rencontriez des problèmes financiers à cause de la suspension des brevets », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus au début d'une réunion avec l'Organisation mondiale du commerce, des fabricants de vaccins, ainsi que des institutions financières internationales.
 

Il s'agit de la seconde réunion de ce genre à Genève, pour tenter de réconcilier des points de vue très différents sur le meilleur moyen d'augmenter la production de vaccins contre le Covid-19 afin de réduire l'inégalité vaccinale, qui voit les pays riches vacciner l'essentiel de leur population tandis que les pays pauvres doivent attendre avant de recevoir les doses y compris pour les personnels soignants et les personnes vulnérables.

Dr Tedros estime qu'il faut 11 milliards de doses de vaccins pour arriver à protéger 70% de la population de chaque pays d'ici la mi-2022.

Outre la levée temporaire des brevets il s'agit de lever les barrières douanières et non douanières à la circulation des ingrédients des vaccins, mais aussi que les laboratoires acceptent de transférer leur technologie.

Que ce soit sur les brevets ou le transfert de technologies les fabricants de vaccins font souvent la sourde oreille.

La directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweal a toutefois souligné dans son discours d'ouverture, que la barre des 11 milliards de doses pourrait être atteinte cette année, si des nouveaux vaccins comme le Novavax et d'autres sont homologués.

Sur les 1,1 milliard de doses produites en juin, « seulement 1,4% sont allées aux Africains, alors qu'ils représentent 17% de la population mondiale. Seulement 0,24% sont allés à des gens dans les pays pauvres et ces taux ont encore baissé en juillet », a regretté l'ancienne ministre nigériane des finances.

 

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