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Revue de presse

Le Maroc, une des rares nations à engager des réformes structurantes sans attendre la sortie de la pandémie (média)

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Le Maroc a initié une grande réforme structurelle tendant à étendre la couverture sociale obligatoire à l'ensemble de la population "sans attendre la sortie de la pandémie de Covid-19", ce qui en fait "l'une des rares nations à avoir saisi l'occasion de ce bouleversement inédit pour engager sans attendre des réformes structurantes", a souligné le magazine en ligne français Slate.fr. 

Disposant, à la différence de ses voisins du Maghreb, d'une base économique dynamique et diversifiée, le Maroc accusait jusque-là un "retard significatif" en matière de protection sociale et depuis des décennies. Il s'agissait là d'un des "principaux points faibles de ce que beaucoup ont qualifié de «miracle marocain»", souligne le média dans un article mis en ligne jeudi 29 avril et intitulé "En pleine pandémie, le Maroc veut révolutionner sa protection sociale".

Dans cet article, le magazine détaille les principaux axes et étapes de cette réforme que sont la généralisation, en 2021-2022, de l'assurance maladie obligatoire à tous les travailleurs non-salariés, commerçants, artisans, agriculteurs et professions libérales afin de couvrir 85% de la population, la généralisation des allocations familiales en 2023-2024, ainsi que l’élargissement de l'assiette des adhérents aux régimes de retraite et la généralisation de l'indemnité pour perte d'emploi en 2025.

L'article rappelle également que la refonte de l'assurance maladie "s'accompagnera d'une intensification des programmes de formation des médecins, de consolidation de leurs compétences médicales et, surtout, d'un renforcement des capacités médicales passant notamment par une ouverture accrue aux médecins étrangers, et un encouragement donné aux établissements de santé internationaux à investir au Maroc".

Et de rajouter que la leçon à tirer de cette "mini-révolution" est que le "Maroc a choisi de suivre une voie moyenne et originale entre, d'une part, une Europe occidentale développée dont le «welfare state» sophistiqué n'est pas sans peser sur son dynamisme économique et, d'autre part, les grands pays émergents dont l'obsession du rattrapage économique a largement fait oublier l'impératif du progrès social et de l'amélioration du bien-être des populations".

"Et puis, comment ne pas le souligner: à l'heure où les habitants d'une planète durement affectée par la pandémie se prennent à rêver d'un «monde d'après», le Maroc est l'une des rares nations à avoir saisi l'occasion de ce bouleversement inédit pour engager sans attendre des réformes structurantes", conclut l'article.

 

 

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