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Santé

Maroc : La pénurie de sang atteint des sommets avec le couvre-feu nocturne (Responsable)

L’effet du couvre-feu nocturne se sent au niveau des centres de transfusion sanguine. La pénurie de sang au centre régional de Casablanca-Settat est criante et le compte à rebours de l’épuisement des réserves en poches de sang est déjà enclenché.

Contactée par 2M.ma, Amal Darid, Directrice régionale du Centre de transfusion sanguine de Casablanca-Settat (CRTS), tire la sonnette d’alarme sur une situation qui empire de jour en jour avec, d’un côté, le Ramadan et le couvre feu-nocturne imposé par le gouvernement, de l’autre.

« La pénurie en la matière menace toutes les régions du Royaume, elle se sent un peu plus au niveau de la région de Casablanca-Settat du point de vue importance de son effectif puisqu'elle représente environ 33,3 % de l'ensemble de la population du Maroc», a-t-elle souligné, notant que le manque s’est accentué avec le couvre-feu nocturne étant donné que les activités quotidiennes des centres de transfusion ne peuvent commencer qu’après la rupture du jeûne.  

« Contrairement à l’année précédente, les autorisations de déplacement n’ont pas été délivrées aux personnes souhaitant faire don de sang », selon la responsable.

D’après la même source, le centre reçoit quelque 400 demandes, fait sortir 500 à 600 poches de sang mais n’accueille que 5 à 10 donneurs. « Il s’agit d’une équation très difficile qui aura des répercussions, puisque le sang est une matière vitale qui n’a pas son substitut dans les pharmacies d’officine », ajoute-t-elle.

Les réserves actuelles couvriront à peine les prochaines 48H

Le centre de transfusion sanguine de Casablanca-Settat a suivi une stratégie en amont et est parvenu à faire un petit stock avant Ramadan, qui va toutefois s’épuiser dans deux ou trois jours au maximum, poursuit la Directrice Régionale, qui indique que ce qui reste des stocks ne permet qu’une couverture partielle (les cas urgents et les grandes interventions chirurgicales).

Dans le foulée, la Directrice régionale appelle les professionnels en première ligne qui disposent déjà d’une autorisation exceptionnelle de se déplacer aux centres de transfusions sanguine pour couvrir les urgences et donner l’exemple, en attendant d’autres solutions.   

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