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Google et Apple mettent à disposition leur outil de traçage du Covid-19
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Google et Apple mettent à disposition leur outil de traçage du Covid-19

2M.ma avec AFP2M.ma avec AFP

C’est officiel, les géants américains Google et Apple ont mis à la disposition des autorités sanitaires mondiales leur solution pour construire une application de traçage de contacts contre le Covid-19.

« A partir d’aujourd’hui, notre (…) technologie est disponible pour les agences de santé publique » sur iOS (Apple) et Android (Google), les deux systèmes d’exploitation de smartphones dominants dans le monde, ont-ils indiqué dans un communiqué commun. Et d’ajouter : « Ce que nous avons construit n’est pas une application, mais plutôt une interface de programmation (API) que les agences de santé pourront intégrer dans leurs propres applications ».

C’est aux développeurs nationaux d’agir dorénavant pour élaborer une application pour smartphones à partir de ladite plateforme. Du côté du Vieux continent, les pays semblent pour la plupart s’orienter vers une application s’appuyant sur l’outil fourni par Apple et Google. Sauf la France et le Royaume-Uni entre autres qui ont opté pour une approche différente.

En effet, la France soutient qu’elle veut garder l’entière maîtrise de sa solution de traçage. Les applications britannique et française sont en cours de test. Selon les géants américains, 22 pays sur 5 continents ont déjà demandé à avoir accès à leur interface de programmation et devraient avoir de nouvelles demandes dans les jours à venir.

Cependant, ils font déjà face aux premières critiques notamment des utilisateurs qui ont expliqué que leur emplacement n’était pas bien déterminé. Ainsi selon un sondage réalisé par la University of Maryland pour le Washington Post en avril, près de 3 Américains sur 5 ne voudront ou ne pourront pas utiliser une application fondée sur l’interface des deux sociétés californiennes. De plus, des réserves sont émises quant à la perception de la dangerosité du virus. Sachant également que la moitié des personnes âgées de plus de 65 ans ne possèdent pas de smartphones selon la même étude. Enfin, les inquiétudes concernent notamment la récolte des données personnelles.

Pour répondre à cela, Google et Apple imposent certaines conditions aux Etats qui souhaitent avoir recours à leur outil. Pour commencer, l’application ne devra être disponible qu’à titre volontaire, et ne devra pas collecter de données de géolocalisation, ni donner lieu à une exploitation commerciale. De même, une seule agence de santé par région ou par Etat pourra l’utiliser, pour ne pas qu’il y ait de « concurrence » d’applications sur un même territoire. Enfin, c’est aux utilisateurs qu’il incombe de décider s’ils veulent déclarer ou non sa contamination pour avertir les personnes qu’il a croisées.

De même, les géants promettent que la solution sera désinstallée « par région » lorsqu’elle ne sera plus indispensable pour lutter contre le coronavirus. Néanmoins, chaque autorité de santé ou Etat restera libre de faire un certain nombre de choix sur le paramétrage de l’application. Ils pourront ainsi choisir par exemple à partir de quelles distance et durée de contact, ils évaluent un risque de contamination lorsque deux personnes se croisent.

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