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#Free_Lfen, un élan de solidarité pour les deux jeunes street-artistes arrêtés à Casablanca

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La polémique enfle sur la toile. Mardi 13 novembre, deux jeunes street-artistes ont été arrêtés à la Place Maréchal de Casablanca pour « outrages et violences à l’encontre de fonctionnaires durant l’exercice de leur fonction ». Des accusations qu’un autre street-artiste présent au moment des faits, Sami Allam, nie fermement.

Il s’agit de Badr Mouataz et Mehdi Achataoui, deux jeunes street-artistes, âgés respectivement de 25 et 28 ans, qui ont l’habitude de se produire en concert au Maroc et à l’étranger. Selon Sami, qui jouait de la musique en compagnie de Badr et d’autres membre de son groupe, Mehdi était juste de passage et ne livrait aucune prestation au moment de l’incident.

« Les autorités ont tenté de faire réquisitionner notre matériel, nous avons refusé parce qu’on gagne notre vie avec. Mehdi, qui ne jouait pas ce jour là, a intervenu pour essayer de calmer la situation mais finalement il s’est retrouvé derrière les barreaux, lui et Badr », déplore Sami.

Lors de cet échange houleux entre les autorités et les mis en cause, un élément des forces auxiliaires rattachées à l’annexe administrative de la Wilaya de Casablanca s’est évanoui. Selon Sami, il a été victime d’un accident de la circulation et ne s’est pas encore complètement rétabli. Une ambulance a été envoyée sur les lieux pour le transporter à l’hôpital où il a produit un certificat médical pour appuyer sa plainte.

Toujours derrières les barreaux, Badr et Mehdi comparaîtront devant la justice le 23 novembre. Selon le code pénal, dans ses articles de 263 jusqu’à 267, ils risquent des peines de prison ferme allant jusqu’à cinq ans de réclusion.

Pour rappel, le Wali de Casablanca, Abdelkbir Zahoud, a interdit le mois dernier la présence des musiciens de rue accusés de nuisances sonores.

Sur la toile, les internautes n’ont pas resté indifférents. Artistes et citoyens lambda, ils se sont tous mobilisés pour dénoncer l’arrestation de ces jeunes qui ne faisaient qu’animer et rendre moins stressante la place très fréquentée de la ville blanche. Le hashtag #Free_Lfen accompagné des photos des concernés circule depuis le lundi 19 novembre sur les réseaux sociaux.

 

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