Plus de résultats
En ce moment
Covid-19/Maroc: anesthésistes et réanimateurs tirent la sonnette d'alarme
Covid-19

Covid-19/Maroc: anesthésistes et réanimateurs tirent la sonnette d'alarme

DR
2M.ma2M.ma

Au moment où la situation épidémiologique dans le Royaume se compliquent davantage, les médecins anesthésistes et réanimateurs marocains déplorent le manque de moyens et énumèrent une batterie de mesures et recommandations pour renforcer la lutte contre la propagation de la pandémie de la Covid-19.

Dans un communiqué publié le 7 août, la Fédération Nationale des Médecin Anesthésistes-Réanimateurs (FNAR) alerte sur la hausse exponentielle du nombre de cas positifs au Covid-19, correspondant "au début d’une deuxième vague" de l'épidémie au niveau national.

Cette deuxième vague de la pandémie coïncide avec "l’insuffisance marquée et antérieure à la crise, des ressources humaines en anesthésie, réanimation et médecine d’urgence, désormais épuisées, en manque de reconnaissance et de motivation», estiment-ils dans le communiqué.

Face à cela, la FNAR propose d'engager davantage le secteur privé dans cette lutte nationale contre la Covid-19, à travers un "réel partenariat public-privé", en accélérant notamment "l’accréditation des laboratoires d’analyses médicales privés afin de suivre la cadence d’apparition des nouveaux cas (d'infection) et la précocité de prise en charge à travers le territoire national". 

"Etant donné la réactivité et l’efficacité démontrées de certaines expériences de partenariats publics privés à Tanger et Casablanca à titre d’exemple, les autorités sanitaires sont appelées à impliquer le secteur privé non seulement dans le diagnostic clinique et biologique de la maladie mais aussi dans la prise en charge, le suivi et le traitement des malades COVID, en autorisant l’hospitalisation des cas confirmés dans les structures privées, accréditées et volontaires, et la délivrance de l’hydroxychloroquine sous ordonnance médicale émanant des deux secteurs par les officines", recommande encore l'instance dans le communiqué. 

Enfin, la FNAR appelle à la "création des unités de soins intensifs (USI) sur les sites d’hospitalisation libérés des patients asymptomatiques et paucisymptomatiques», devant être gérées par des «non-réanimateurs, Infectiologues, Pneumologues, Urgentistes, Médecins généralistes, Chirurgiens…"

Les contenus liés

Les articles à la une