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L'essentiel des résultats de la première semaine de la COP26
Climat

L'essentiel des résultats de la première semaine de la COP26

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 La première semaine de la conférence climat COP26 a vu une série d'annonces de pays promettant de faire plus pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et préserver le climat et la planète. Voici l'essentiel des accords et engagements conclus durant cette manifestation qui se poursuit jusqu'au 12 novembre à Glasgow, en Ecosse:  

- 151 pays ont présenté leurs contributions déterminées au niveau national (NDC), dont le Maroc qui a revu son ambition à la hausse par rapport à celle de 2016, avec un nouvel objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui est de 45,5 % d’ici 2030, dont 18,3 % est inconditionnel et réalisé sans appui de la coopération internationale. 

- Plus de 80 pays, dont ceux de l'UE et les Etats-Unis, se sont engagés à réduire leurs émissions de méthane de 30% par rapport à 2020 d'ici la fin de la décennie en cours. 

- Plus de 100 dirigeants de pays, représentant plus de 86 % des forêts du monde, se sont engagés à travailler ensemble pour stopper la déforestation et la dégradation des terres d'ici 2030, dans la "déclaration des dirigeants de Glasgow sur les forêts et l'utilisation des terres".


- Une quarantaine de pays se sont engagés en faveur de la "déclaration de transition du charbon vers l'énergie propre". Certains États ont pris de nouveaux engagements pour éliminer progressivement le charbon de leur production énergétique, alors que d'autres ont assuré qu'ils ne construiraient plus de nouvelles centrales de charbon. 

- Le monde du sport a annoncé des engagements importants en faveur du climat, avec notamment l'ambition d'atteindre l'objectif zéro émission d'ici 2040, en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50% avant 2030. Le Comité International Olympique (CIO), la FIFA, la Premier League, la Formula E et Munster Rugby comptent tous parmi les signataires. 

- Des entreprises privées représentant 130.000 milliards de dollars d'actifs, soit 40 % des actifs financiers mondiaux, vont désormais s'aligner sur les objectifs climatiques de l'accord de Paris. Des engagements qui contribueront à créer une importante réserve de liquidités qui permettra de financer la transition vers la neutralité carbone. 

- Une dizaine de nouveaux pays ont rejoint l'alliance globale pour les océans "30by30". Une initiative qui a pour objectif de protéger au moins 30% de l'océan mondial sous forme de zones marines protégées (MPA), en plus d'entreprendre d'autres mesures efficaces de conservation par zone (OECM) d'ici 2030.


- Quarante-cinq gouvernements se sont engagés à investir de toute urgence dans la protection de la nature et à adopter des modes d'exploitation agricole plus durables. Il s'agit de mobiliser plus de 4 milliards de dollars de nouveaux investissements du secteur public dans l'innovation agricole et dans le développement de cultures résistantes. 

 

 

Limiter le réchauffement climatique

L'accord de Paris vise à limiter le réchauffement bien en deçà de +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, si possible +1,5°C. Le patron de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) Fatih Birol a assuré jeudi que les analyses de ses équipes montraient que si toutes les promesses faites à la COP étaient tenues, le réchauffement serait limité à +1,8°C.

"Si nous atteignons +1,5°C, certains pays vont simplement disparaître de la carte. Alors ce qu'il faut retenir de ces calculs est que nous n'avons pas besoin simplement de paroles, mais d'actions", a commenté Juan Pablo Osornio, de Greenpeace.

Même si l'évaluation la plus favorable du patron de l'AIE était confirmée, les ONG soulignent que le plafond de +1,5°C, devenu de facto le principal objectif pour éviter les pires impacts du changement climatique, serait dépassé.

 

 

Les acteurs financiers du monde engagés pour fournir le financement nécessaire

Ce sont 4.000 milliards de dollars qui sont nécessaires annuellement pour limiter le réchauffement mondial. L'investissement nécessaire pour décarboner l'économie mondiale est estimé à 100.000 milliards de dollars sur 30 ans, entre 3.000 et 4.000 milliards annuels (soit environ deux points de PIB supplémentaires).

Plusieurs banques et institutions financières ont pris des engagements "historiques" dans le cadre des travaux de COP, en promettant de mettre fin au financement du charbon à l'état brut. En outre, un groupe de 25 pays, dont l'Italie, le Canada, les États-Unis et le Danemark, ainsi que des institutions financières publiques, ont signé une déclaration commune dirigée par le Royaume-Uni, dans laquelle ils s'engagent à mettre fin au soutien public international au secteur de l'énergie fossile d'ici à la fin de 2022 et à privilégier le soutien à la transition vers une énergie propre.

A quelques jours du début de la COP26 en Écosse, l'Arabie Saoudite a annoncé sa décision d'investir près de 10,4 milliards de dollars en faveur d'initiatives environnementales et économiques, par le biais d'un fonds d'investissement.

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