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Enfance

Blasti F Lmadrassa, un plaidoyer pour le droit à la scolarisation et contre le mariage des mineurs

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A l’occasion de la journée internationale de la fille, célébrée annuellement le 11 octobre, The African Organization for Common Ground (AOCG) a lancé une chanson intitulée "Blasti F lmadrassa : Ma place est à l’école", dans le cadre du projet "Mobilisés-es pour mettre fin au mariage d'enfants » avec l’appui de l’UNICEF et en partenariat avec les associations de la région de Béni-Mellal-Khénifra.

L'oeuvre musicale "Ma place est à l’école" est interprétée par la jeune Manal Ahmina, en darija et en anglais. Cette chanson a pour objectif de faire entendre la voix des filles mineures mariées et privées de scolarisation ainsi que de lutter contre le phénomène du mariage des mineures, fait savoir un communiqué de l'AOCG.

En effet, les chiffres du ministère public affirment que 27.623 demandes de mariage des mineures ont été déposées aux tribunaux du Royaume en 2019. L'AOCG considère que forcer une mineure à se marier signe sa privation de son droit de s’épanouir et de jouir de son enfance et de son adolescence, écrit l'organisation africaine. Ceci constitue une violation des droits garantis aux enfants sous l'âge de la majorité légale, en vertu de la Convention internationale des Droits de l'Enfant, de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l'article 16 de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme.

Le projet « Mobilisés-es pour mettre fin au mariage d’enfants » vise à sensibiliser les familles, les communautés et les jeunes sur les effets négatifs du mariage des enfants, en particulier pour les filles. A cet effet, divers dispositifs sont mis en place, notamment :

  • Le plaidoyer pour l'abolition des dispositions qui permettent le mariage du mineur (e) et fixer l’âge du mariage à 18 ans,
  • Le renforcement des capacités des organisations de la société civile dans les domaines des droits des enfants, de la masculinité positive et des violences basées sur le genre
  •  La sensibilisation des parents, des membres de la communauté et des personnes concernées sur les effets négatifs du mariage précoce
  • La Création d'espaces de dialogue et d'échange de bonnes pratiques sur la masculinité positive et la prévention des mariages précoces et des violences sexuelles
  • Le renforcement du partenariat avec les acteurs locaux et régionaux, notamment l’Education Nationale et les conseils élus, pour lutter contre le phénomène du mariage des enfants.

 

 

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