Plus de résultats
En ce moment
Sahara marocain : Quand les anciens "amis" de la fantomatique "RASD" lui tourne…
Diplomatie

Sahara marocain : Quand les anciens "amis" de la fantomatique "RASD" lui tournent le dos

2M.ma2M.ma
Modifié le

La pertinence de la proposition marocaine d'autonomie en vue de mettre fin au différend sur le Sahara marocain, qui jouit de l'appréciation des pays influents du Conseil de sécurité, a été réitérée à maintes reprises par la communauté internationale.  Ces derniers jours, le front polisario  et son soutien, l'Algérie, ont essuyé, à nouveau, de sérieux revers diplomatiques. 

De plus en plus de pays à travers le monde comprennent et acceptent la nécessité d'unir leurs efforts pour agir contre les entités créées sans aucune base légale. La dernière en date est la décision prise samedi 15 juin 2019 par le gouvernement salvadorien de ne plus reconnaître la soi-disant "rasd" et de "rompre tout lien avec cette entité fantoche ".

Cette annonce a été faite dans une déclaration conjointe signée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, et son homologue du Salvador, en présence du président salvadorien, Nayib Bukele.

Le polisario désavoué par ses alliés traditionnels

Le Salvador rejoint ainsi les pays nombreux qui considèrent le plan d'autonomie du Maroc comme une solution au différend sur le Sahara marocain. Au début de ce mois de juin, le Brésil, le Chili, la République du Suriname et la République dominicaine ont également réaffirmé leur intérêt pour le renforcement de la coopération bilatérale avec le Maroc dans divers domaines tout en exprimant leur soutien à la position marocaine sur le Sahara, à la faveur d'une tournée du ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale Nasser Bourita dans la région.  

 "Je suis ici à San Salvador sur instructions de SM le Roi pour réitérer les félicitations du Souverain au nouveau président salvadorien, et marquer l'attachement de Sa Majesté le Roi à ouvrir une nouvelle page dans les relations entre le Royaume du Maroc et le Salvador", a indiqué M. Bourita lors d'un point de presse conjoint avec le président salvadorien, Nayib Bukele. 

Les arguments de San Salvador

Le retrait de la reconnaissance de la pseudo "RASD" par le gouvernement du Salvador vient corriger une anomalie et une décision contraire au droit international et à la tendance internationale par rapport à cette question, a souligné le ministre, relevant que cette décision ouvre la voie à un renforcement du partenariat entre les deux pays dans tous les domaines.

Une position annoncée au plus haut niveau de l'Etat.  Le président salvadorien, Nayib Bukele, a affirmé, samedi à San Salvador, que par sa décision de rompre immédiatement toutes relations diplomatiques avec le +polisario+, "une entité virtuelle", le Salvador se met "du côté du reste du monde en respectant la souveraineté du Maroc". "Pour des raisons idéologiques, le Salvador avait reconnu une république virtuelle, inexistante, qui n'a pas de territoire ni de population", a souligné le chef de l'Etat du Salvador lors d'un point de presse.

"Les relations du Salvador avec le Maroc et l'ensemble des pays arabes se sont depuis affaiblies pour une décision qui n'a pas de sens prises pour des raisons purement idéologiques", a poursuivi M. Bukele.

Admettant que la décision de reconnaître la "RASD" a "isolé (son) pays du Maroc et du monde arabe", le président du Salvador a fait part de la volonté du Salvador de renforcer les relations de coopération avec le Royaume dans tous les domaines.  

Des pays traditionnellement  "acquis" à la thèse séparatiste

 Le Maroc recueille ainsi un soutien international accru pour sa position sur le ce dossier, ainsi que pour la proposition d'autonomie présentée au Conseil de sécurité comme issue à ce différend artificiel.

Le Brésil, par la voix de son ministre des Relations extérieures, Ernesto Araujo, a exprimé, jeudi dernier à Brasilia, son soutien aux efforts du Maroc pour parvenir à "une solution réaliste" à la question du Sahara. Le ministre a fait état de la disposition de son pays à contribuer aux différents efforts pour parvenir à des solutions allant "au delà de la rhétorique".

"Concernant la question du Sahara, une question vitale pour le Maroc, le Brésil soutient les efforts du Maroc pour parvenir à une solution réaliste à la question du Sahara, qui dure depuis des décennies", a déclaré le chef de la diplomatie brésilienne lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, à l’occasion de sa visite au Brésil.

Même son de cloche en République Dominicaine. Dans une déclaration commune publiée mardi 11 juin , à l'issue d'une rencontre à Saint-Domingue, entre Nasser Bourita, et son homologue dominicain, Miguel Vargas Maldonado, la République Dominicaine considère que l’Initiative d'autonomie, présentée par le Royaume en 2007, constitue une base réaliste, crédible et sérieuse pour parvenir à un résultat négocié entre les parties.

 Percée diplomatique en marge du C24

Dans sa déclaration, lundi 17 juin 2019 à New York, devant le Comité des 24, organe subsidiaire de l'Assemblée Générale, l’Ambassadeur, Représentant Permanent du Maroc auprès de l’ONU, M. Omar Hilale, a souligné qu’une solution politique, sous l’égide exclusive des Nations-Unies, au différend du Sahara marocain, ne pourra et ne sera être conçue que dans le cadre de la souveraineté du Maroc, de son intégrité territoriale et de son unité nationale sur la base de l’Initiative marocaine d’autonomie.

 Après avoir rétabli des vérités historiques irréfutables qui confirment l’appartenance du Sahara à la mère patrie, le Maroc, l’Ambassadeur Hilale a indiqué que suite à l’échec de tous les plans précédents et leur enterrement définitif par le Secrétaire général de l’ONU et le Conseil de Sécurité, et en réponse aux appels de ce dernier, le Maroc a soumis le 11 avril 2007, l’Initiative d'autonomie pour la région du Sahara marocain, qualifiée de sérieuse et crédible par le Conseil de Sécurité dans ses 15 dernières résolutions depuis 2007, dont la 2468, adoptée le 30 avril 2019.

« De par son contenu conforme aux standards internationaux les plus avancés en matière de dévolution de pouvoirs et sa conformité au droit international et au principe de l’autodétermination, cette Initiative est l’incarnation de la solution politique, réaliste, pragmatique, durable et de compromis, consacrée par le Conseil de Sécurité » a souligné M. Hilale, qui a réaffirmé que l’Initiative d’autonomie demeure la seule et unique voie pour le règlement définitif de ce différend.

 L’Ambassadeur Hilale a relevé que la résolution 2468 consacre le rôle de l’Algérie en tant que partie prenante principale à ce différend et lui demande instamment de contribuer à la recherche de la solution, au même titre et sur un pied d’égalité avec le Maroc, et ce jusqu'à l’aboutissement du processus politique. «Je voudrais ici, souligner que l’Algérie est citée dans 5 paragraphes de la résolution, soit autant de fois que le Maroc », a fait remarquer M. Hilale.

Intervenant devant le Comité des 24 des Nations-Unies, l’ambassadeur, Chargé d’Affaires de l’Algérie, s’est nerveusement élevé contre la quinzaine de pays qui ont tous cité, de concert, la responsabilité de l’Algérie en tant que l’un des quatre participants aux tables rondes de Genève, prétextant que son pays "n’est pas partie mais juste un observateur".

S'exprimant par la suite, Omar Hilale l’a interpellé, à travers huit interrogations, sur le véritable rôle de l’Algérie dans le dossier du Sahara marocain. Le diplomate marocain en a appelé à la décence de l’Algérie lorsqu'elle déclare qu’elle n’est qu’un Etat observateur dans la question du Sahara marocain. Soulignant que les faits sont têtus et confirment que sans l’activisme et l’ingérence agressifs de l’Algérie, il n’y aura ni "polisario", ni dossier du Sahara, ni examen de cette question par les Nations Unies.

Des soutiens de poids 

Ce mardi 18 juin, l’agence de presse officielle saoudienne rapporte que le Représentant Permanent de l’Arabie Saoudite auprès de l’ONU, Faisal Ben Nasser Al-Hakbani, a souligné que le Maroc, Royaume frère, avait contribué de manière sérieuse et loyale aux efforts déployés sous la «responsabilité exclusive» des Nations Unies pour trouver une solution durable à la question du Sahara marocain. La même source a relayé la déclaration, lundi, de Al-Hakbani devant le Comité spécial des Vingt-Quatre, organe subsidiaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, où il exprime le refus de l’Arabie Saoudite de «nuire aux intérêts suprêmes du Maroc frère ou de porter atteinte à sa souveraineté et à son intégrité territoriale».

En effet, à l’occasion de la tenue de la réunion annuelle du « Comité spécial des Vingt-Quatre », comité créé en 1961 chargé d’étudier l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, Faisal Ben Nasser Al-Hakbani a salué les efforts déployés par le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, concernant la question du Sahara marocain pour reprendre les négociations politiques conformément aux critères fixés par le Conseil de sécurité.  Il a aussi réaffirmé l’appui et le soutien de l’Arabie Saoudite à l’initiative marocaine d’autonomie.

De son côté, le Royaume de Bahreïn réitère sa position en faveur des droits légitimes du Royaume du Maroc sur ses provinces du sud, rejette toute atteinte à sa souveraineté, son unité et son intégrité territoriale.

Dans un communiqué, le ministère des affaires étrangères du Royaume de Bahreïn salue les efforts constants du Secrétaire général des Nations Unies, M. Antonio Guterres, en vue de trouver une solution durable à la question du Sahara marocain, fondée sur le compromis et sur la résolution 2468 (2019) du Conseil de sécurité et aux résolutions internationales y afférentes, débattues dernièrement lors de la réunion du Comité spécial chargé d’étudier l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux sur la question du Sahara marocain.

Une dizaine de pays ont joint leurs voix à celles de Manama et Riyad. LEs Emirats Arabes Unis, la Côte d'Ivoire, la Guinée ou encore le Sierra Leone notamment, qui ont réaffirmé encore une fois, lors de cette réunion du Comité des 24, leurs positions favorables à l'initiative d'autonomie au Sahara.

Rappelons que de plan  proposé en 2007 par le Royaume permet aux provinces du Sud de gérer leurs propres affaires de manière démocratique, par le biais d’organes législatifs, exécutifs et judiciaires, et de participer activement à la vie économique, sociale et culturelle du pays. En outre, ces provinces disposent de toutes les capacités financières nécessaires au développement et à la poursuite de l'intégration économique.

Les contenus liés

Les articles à la une