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Relance économique : de quoi l'après-Covid sera-t-il fait? Revivez les moments clés du webinar organisé par 2M.ma

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Les effets liés à la pandémie de nouveau coronavirus ont jeté leur dévolu sur le tissu économique national, engendrant des pertes sévères dans certains secteurs comme le tourisme ou l'événementiel, et un impact négatif moins prononcé sur d'autres comme les télécoms et la grande distribution. Cependant, le pire est derrière les opérateurs économiques et l'heure est à la reprise.

De quoi la reprise sera-t-elle faite? Quels sont ses pré-requis? Quels sont les nouveaux relais de croissance à exploiter? Autant de questions qui ont trouvé des éléments de réponse lors du webinar organisé ce jeudi 4 mai par 2M.ma avec pour thème "Quelle relance post-Covid pour l'économie marocaine?".  

Mehdi Boukhari, rédacteur en chef en charge du service économique à 2M, a fait le tour des questions d'actualité liées à la reprise économique avec Mohammed Talal, vice-président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc et président de la Commission TPE-PME, Hicham Serghini, directeur général de la Caisse Centrale de Garantie et Saloua Karkri Bekziz, présidente de GFI Afrique.

Il en ressort qu'il faut, d'abord, sécuriser la sortie de la crise sanitaire pour maintenir la continuité de l'activité économique. Dans ce sens, les opérateurs économiques sont accompagnés dans leur redémarrage à travers des guides sanitaires, mais également par la mise en place d'une méthodologie au sein des entreprises pour tester le personnel et éviter la propagation d'une éventuelle contamination. Les tests commenceront dès cette semaine, et le site aménagé par la CGEM à cet effet est accessible à l'ensemble des entreprises, qu'elles soient adhérentes ou non à la Confédération. 

D'ores et déjà, on pressent que l'après-Covid verra une redistribution des cartes à l'échelle mondiale, estiment les intervenants à juste titre. Le chef d'entreprise est appelé à repenser ses produits et services. Il est temps d'intégrer la notion de la Recherche & Développement qui représente "la véritable valeur d'un Etat". L'attention est également attirée sur la distorsion attendue, à l'échelle mondiale, à la sortie de la crise entre les entreprises qui ont bénéficié d'un appui prononcé de leurs pays et ceux qui n'en ont pas reçu.  

C'est dans cette logique qu'une révision des Accords de libre échange (ALE) est pressentie au niveau mondiale. Les marchés deviennent étroits, et il faut négocier ces accords pour que le tissu industriel national ne se fasse pas "phagocyté par des prédateurs". Il ne s'agirait pas pour autant de prôner le protectionnisme, mais simplement d'accompagner et de soutenir l'industrie marocaine.

 


De plus, la meilleure façon de dynamiser l'entreprenariat est de relancer la demande. La commande publique doit être maintenue, voir priorisée, car sa baisse portera un coup dur aux entreprises, et l'encourager au niveau régional. 

La crise a aussi fait comprendre à l'Etat et aux opérateurs économiques que la transformation digitale n'est pas un outil mais un processus à adopter en continuité. Une dynamisation s'est fait ressentir au niveau des start-ups et du e-commerce, et sur laquelle il faudra capitaliser. En faisant ainsi, le Maroc peut passer d'un pays de sous-traitance à un pourvoyeur de solutions digitales. 

L'industrie marocaine a par ailleurs prouvé sa souplesse en s'adoptant à des impératifs de production imprévisibles quelques mois auparavant comme ceux des masques sanitaires et des gels hydroalcooliques. Les entreprises doivent ainsi être accompagnées  dans des relais de croissance potentiels comme les énergies renouvelables, et se concentrer également sur la création de la valeur ajoutée à partir de matières premières importées de pays africains, et consolider ainsi le positionnement du Maroc dans son continent. 

 

 

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