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On n'est pas obligé d'être d'accord

On n'est pas obligé d'être d'accord : les réseaux sociaux, outil ou menace pour la démocratie ? (replay)

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Devenus des incontournables pour chaque individu, les réseaux sociaux se sont rapidement avérés être une arme à double tranchant.  Ils rapprochent les distances et offrent une plateforme d’expression et de communion, mais sont également devenus un lieu où le discours de la haine et les fausses informations trouvent toute leur place. Les réseaux sociaux ont également opéré de nombreux changements sur la société actuelle.

Toutes ces facettes des réseaux sociaux ont été au coeur du débat, dans le plateau de “on n’est pas obligé d’être d’accord”, mercredi soir, où, Hanane Harrath et ses invités ont tenté de cerner la question “les réseaux sociaux : outil ou menace pour la démocratie ?”.

  • Dans les réseaux sociaux, le débat est là, mais il n’est pas toujours constructif

Pour le Professeur Said Bennis, professeur en sciences sociales à l'Université Mohammed V de Rabat, la question de la présence d’un débat dans l’espace des réseaux sociaux ne se pose pas. Le débat public est là, mais il ne concerne pas toujours les bons sujets. L’universitaire a déploré la présence de contenus qui, à son sens, “souillent l’opinion publique”, mais qui demeurent largement consommés. Certains médias électroniques suivent d’ailleurs cette tendance, relève-t-il, précisant que « Les médias sont plus dans la phénoménologie que dans le débat public ».

  • Les réseaux sociaux, une opportunité en or pour l’acteur politique et social

Pour Adam Bouhadma, élu communal à Agadir (FGD), les réseaux sociaux sont une aubaine pour les acteurs  du monde politique ou social. Ils permettent d’atteindre les publics cibles, d’éclairer l’opinion publique et de diffuser du contenu constructif. 

“Il y a des expériences positives de création de contenu”, a relevé l’homme politique en donnant l’exemple d’influenceurs marocains au large public. Ces contenus nécessitent cependant un financement auquel de nombreux internautes et créateurs de contenu n’ont pas accès. 

  • Quid de la consommation des fake news sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux, qui font aujourd’hui partie des médias, regorgent d’informations, certes, mais qui ne sont pas toutes véridiques puisqu’elles ne sont pas toujours recoupées et vérifiées. 

Pour M. Bennis, les réseaux sociaux ont contribué à la création d’une “liquid society” [traduisez : société liquide] où “l’information coule à flot”. Il a relevé dans ce sens deux profils de "promoteurs" des fake news dans les réseaux sociaux : ceux dont les fake news sont le gagne-pain, et ceux qui véhiculent les fake news dans le but de manipuler l’opinion publique et de créer une ambiance d’instabilité et d’anxiété sociale. 

  • La culture du partage, nouvelle maladie du siècle ?

M. Bennis a pointé la généralisation de la culture du partage. “Aujourd’hui, un citoyen peut filmer une agression dans la rue, sans y réagir”, a-t-il dit, relevant dans ce sens la distinction entre “le citoyen réel” et “le citoyen numérique”.  Dans cette culture du partage, l’universitaire a également prévenu contre l’utilisation de celle-ci à des fins de diffamation et de “bad buzz”. 

“Nous sommes aujourd’hui tous malades de la transférite”, a déclaré Omar Seghrouchni, Président de la CNDP, en parlant de la propagation rapide des fake news sur les réseaux sociaux. “A peine nous recevons une information que nous l’avons déjà transférée”, relève-t-il, en déplorant le manque de vérification en amont. “Nous sommes tous responsables de la diffusion des fausses informations”.

 

 

Retrouvez ici l'intégrale de l'émission du 20 janvier 

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