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Mobilisation internationale pour la libération des détenus du Hirak en Algérie
Société

Mobilisation internationale pour la libération des détenus du Hirak en Algérie

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Des centaines de partis politiques, de syndicats, d'associations et de personnalités de plusieurs pays ont lancé un appel à la libération des détenus du mouvement de contestation en Algérie qui souffle vendredi 21 février sa 1ère bougie.

"Malgré le caractère pacifique (du Hirak) – son atout majeur et décisif –, le pouvoir autoritaire n'a cessé de multiplier les actes de répression : harcèlements, kidnappings, passages à tabac, arrestations arbitraires de militants et de manifestants, matraquages médiatiques et campagnes de haine sur les réseaux sociaux, bouclage de la capitale par la gendarmerie, présence policière massive", lit-ont dans cet appel signé par plus de 270 organisations et personnalités à travers le monde.

Les signataires de cet appel soulignent que sont tout particulièrement visés les animateurs de la vie politique et associative, qui jouent un rôle important dans la mobilisation populaire.

Il en est ainsi de Abdelouahab Fersaoui, président de RAJ (Rassemblement Actions Jeunesse), membre éminent du Forum social maghrébin et partenaire d’Euromed Droits, qui a été arrêté par la police à Alger, le 10 octobre 2019, soulignent-ils.

"Nous, militant.e.s et citoyen.ne.s maghrébin.e.s solidaires, ami.e.s de l’Algérie, signataires de cet appel, condamnons cette détention arbitraire de notre camarade Abdelouahab Fersaoui, ainsi que toutes celles qui frappent aujourd’hui journalistes, étudiants et militants, ou simples citoyens", ajoutent-ils.

Ils ont demandé la libération de ces détenus "sans délai et sans condition", en conformité avec les lois algériennes garantissant la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement, et en respect des engagements internationaux de l’Algérie, notamment du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qu’elle a signé et ratifié.

Début février, le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait signé un décret graciant 3.471 personnes condamnées, une mesure qui ne concerne cependant pas les détenus liés au mouvement de contestation populaire anti-régime, dont la majorité sont en attente de jugement.

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