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Petite enfance

Marrakech: Amzazi met en avant l'expérience "remarquable" et "prometteuse" que représente le Parlement de l’Enfant

2M.ma avec MAP2M.ma avec MAP

Le ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saïd Amzazi, a mis en avant, mercredi à Marrakech, l’expérience "remarquable" et "prometteuse" que représente le Parlement de l’enfant.

Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, Youssef Belkacem, à l’ouverture de la 16ème édition du Congrès national des droits de l'enfant, M. Amzazi s’est félicité de l’engagement, de l’adhésion, de la force de proposition, de la qualité des initiatives et de la contribution des enfants parlementaires qui ont su faire du Parlement de l’Enfant "un mécanisme efficient pour la défense des questions de l’enfance" et "une véritable école pour la consécration de la culture du dialogue et de la citoyenneté ainsi que des valeurs de démocratie".

Il a également indiqué que l’Observatoire National des Droits de l'Enfant (ONDE), présidé par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, a donné "une forte impulsion" aux efforts de consécration des droits de l’enfant dans les différents domaines, faisant remarquer que les initiatives entreprises dans le cadre du partenariat fructueux entre l’Observatoire et le ministère ont eu un impact positif sur la garantie des droits fondamentaux de l’enfant.

Notant que ce Congrès coïncide avec la célébration du 30ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE), M. Amzazi a indiqué que ce Conclave constitue une occasion pour faire la lumière sur les réalisations et les perspectives d’avenir dans le domaine de la mise en œuvre des droits stipulés par ladite Convention, mettant l’accent sur l’engagement du Royaume vis-à-vis de la consécration de ces droits, en particulier le droit à l’enseignement.

Il s'agit d'un droit que le Maroc a veillé à préserver en le consacrant constitutionnellement en tant que droit de l’enfant et un devoir de la famille et de l’Etat, a souligné M. Amzazi.

Il a, dans la foulée, enchaîné que le ministère veille à garantir le droit absolu et équitable à l’enseignement, à travers l’élargissement de l’offre scolaire et la présentation des services de soutien social en vue d’aplanir les entraves socio-économiques et territoriales qui se dressent devant la scolarisation des enfants issus du milieu rural et des familles à revenus limités, outre la lutte contre la déperdition scolaire.

Ces efforts ont permis de réaliser un saut qualitatif durant les 30 dernières années en matière de généralisation de la scolarisation, a-t-il fait constater, précisant que son département accorde un intérêt particulier également aux activités de la vie scolaire, qui contribuent à l’épanouissement des enfants et à leur éducation aux valeurs, en particulier par le biais de la création de clubs scolaires.

M. Amzazi a, en outre, rappelé la mise en place d’une stratégie nationale pour la lutte contre la violence en milieu scolaire et souligné l’intérêt accordé à la santé scolaire.

De son côté, le secrétaire général du Parlement arabe de l'enfant, Ayman Othman Al-Barout a fait observer qu’en dépit des acquis accomplis en faveur de l’enfance dans les pays arabes, il est, toutefois, regrettable que des enfants souffrent encore de "problèmes graves", comme le font ressortir les indicateurs du développement humain à l’échelle mondiale.

Il a, dans ce sillage, cité des problèmes liés au manque des droits élémentaires à une vie digne, à la scolarisation, à l’absence d’une couverture médicale et à la hausse de la moyenne de mortalité en raison de l’insuffisance des vaccins contre certaines maladies.

Il a, toutefois, souligné l’existence d’expériences "pionnières" dans certains Etats arabes, dont le Maroc et les Emirats Arabes Unis, qui ont réalisé d’importantes avancées en matière de développement humain, notamment dans le cadre des indicateurs se rapportant à l’enfance.

Après avoir donné un large aperçu sur le Parlement arabe de l’Enfant et les principales missions et objectifs de cette institution panarabe, M. Al-Barout a insisté sur l’importance du renforcement du partenariat avec les autres organismes pour assurer un avenir "radieux et prospère" à l’enfance dans le monde arabe.

Organisée par l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE) sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et la présidence effective de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, la 16ème édition du Congrès national des droits de l'enfant se veut l'occasion de célébrer les 30 ans de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE), de dresser le bilan de la situation de l'enfance depuis la ratification de la CIDE par le Maroc et de mobiliser les forces vives du Royaume pour mettre l’enfant au centre du nouveau modèle de développement.

Le Congrès national des droits de l’enfant, dans une démarche à la fois rétrospective et prospective, constitue cette année un événement d’envergure nationale et internationale auquel prennent part plus de 3.000 participants, parmi lesquels les membres de l’Exécutif, des responsables publics, des personnalités onusiennes, des représentants de la société civile et du secteur privé et les enfants eux-mêmes, notamment les enfants parlementaires qui célébreront, dans ce cadre, les 20 ans du Parlement de l’enfant.

Cet événement de portée internationale se veut aussi un plaidoyer en faveur de l’enfant, et s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle dynamique insufflée par l’ONDE pour catalyser les actions futures des hauts responsables et des experts de la question de l’enfance aux niveaux national et africain.

L’objectif ultime est d’ériger l’enfant en priorité nationale, en engageant les parties prenantes à adopter une nouvelle approche qui devra désormais être axée sur les résultats, avec pour finalité de faire de l’enfant, première richesse du pays et du Continent, un levier de développement.

Les conclusions et engagements qui seront pris à Marrakech constitueront une nouvelle feuille de route intégrée, permettant ainsi au Maroc d’optimiser son potentiel humain, véritable richesse immatérielle qui accompagne la réalisation de ses ambitions économiques, politiques, sociales et culturelles.
 

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