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L'Essentiel de la crise au Mali depuis 2012
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L'Essentiel de la crise au Mali depuis 2012

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Le président  malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a lancé le 14 décembre 2019 le dialogue national inclusif (DNI) pour tenter de trouver des solutions à la crise non seulement sécuritaire, mais multiforme, à laquelle le pays est en proie depuis 2012.

Voici l’Essentiel et les dates clés de la crise au Mali où vient de se clôturer ce dialogue national :

- 17 janvier 2012 : Coup d’envoi de la lutte armée des rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), avec l’attaque contre les positions des forces armées maliennes et la prise d’Aguelhok, dans le nord du pays.

- 22 mars 2012 : Renversement par des militaires maliens du régime du président Amadou Toumani Touré, accusé d’incompétence dans la lutte contre la rébellion touarègue et les groupes armées dans le nord. La Constitution est suspendue.

- 2 avril 2012 : Proclamation de sanctions et d'embargo total contre le Mali par la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest). L’Union africaine à son tour sanctionne le régime militaire malien issu du coup d'Etat (3 avril).

- 6 avril 2012 : Déclaration de l’indépendance de l’Azawad, territoire dans le nord du pays, par les rebelles touaregs. Les villes importantes de Kidal, Gao et Tombouctou passent aux mains des rebelles.

- 12 avril 2012 : Investiture du président Dioncounda Traoré comme président de transition dans le cadre de l’accord signé par la junte avec la CEDEAO, prévoyant le transfert du pouvoir aux civils.

- 21 mai 2012 : Agression de Dioncounda Traoré dans son bureau du palais présidentiel de Kolouba par des manifestants proches des militaires hostiles à son maintien au pouvoir. Il est hospitalisé et part se faire soigner à Paris.

- 27 mai 2012 : Fusion du mouvement Azawad MNLA avec des groupes armés et proclamation d’un Etat islamique indépendant au nord du Mali.

- 28 juin 2012 : Départ de Tombouctou des rebelles touaregs du MNLA. Les groupes armés prennent le contrôle total de Gao après en avoir chassé les indépendantistes touaregs.

- 30 juin 2012 : Début de la destruction de mausolées et de lieux saints de l’islam à Tombouctou par les groupes armés. Ces destructions surviennent deux jours après l’inscription de Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril.

- 11 juillet 2012 : Contrôle par les groupes armés de la totalité du nord du pays.

- 20 août 2012 : Annonce par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra de la composition d’un gouvernement d’union nationale, sous l’égide du président Dioncounda Traoré de retour à Bamako après sa convalescence parisienne. Le gouvernement comprend plusieurs personnalités proches des putschistes, ainsi qu’un ministre touareg.

- 4 septembre 2012 : Réclamation par le président Traoré d’une intervention des forces militaires d’Afrique de l’Ouest pour reconquérir le Nord.

- 11 décembre 2012 : Démission du Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, suite à son arrestation par des soldats de l’ex-junte militaire.

- 20 décembre 2012 : Feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU dans le cadre de la résolution 2085, autorisant le déploiement par étapes de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali), réclamée par le Mali et approuvée par la CEDEAO.

- 10 janvier 2013 : Début de l’offensive des groupes armés vers le sud du pays. Le président Traoré sollicite l’aide militaire de la France. L’ONU demande un "déploiement rapide" de la force internationale devant la "grave détérioration de la situation".

- 11 janvier 2013 : Lancement de l’intervention militaire française dans le cadre d’une opération baptisée "Serval". Avec le soutien de la France, l’armée malienne lance une contre-offensive de grande envergure et réussit à reprendre le contrôle de Konna (le 18 janvier), Diabali et Douentza (le 21 janvier), Gao (le 26 janvier), Tombouctou (le 30 janvier).

- 18 janvier 2013 : Début du déploiement des premiers contingents de la Misma.

Conférence de donateurs internationaux à Addis-Abeba : au total, 455 millions de dollars sont promis, principalement pour financer l’opération militaire.

- 02 février 2013 : Visite du président français, François Hollande, à Bamako et Tombouctou.

- 02 avril 2013 : Début de la formation des soldats maliens par des instructeurs militaires européens. Objectif : restructurer l’armée malienne.

- 27 mai 2013 : Le premier tour de la présidentielle est fixé au 28 juillet sur tout le territoire malien, y compris dans le Nord.

- 18 juin 2013 : Signature à Ouagadougou (Burkina Faso) d’un "accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali" entre les autorités de transition et les rebelles touaregs.

- 01 juillet 2013 : Installation de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) composée de 12 600 casques bleus chargés de stabiliser le Nord. Elle prend le relais de la Misma.

- 11 août 2013: Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK", est élu président avec 77,6% des voix au second tour face à Soumaïla Cissé.

- En mai 2014, des groupes rebelles touareg et arabes reprennent le contrôle de Kidal au terme d’affrontements qui se soldent par une cuisante défaite pour l’armée malienne. - Le 1er août, "Serval" est remplacée par l'opération "Barkhane", qui mobilise initialement 3.000 soldats français à travers le Sahel, pour atteindre ensuite 4.500.

A partir de 2015 se multiplient les attaques contre les forces maliennes ou étrangères, ainsi que des lieux fréquentés par des étrangers. - Le 7 mars, un attentat contre un restaurant à Bamako, le premier visant des Occidentaux dans la capitale, fait cinq morts. et le 20 novembre, l’attentat contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, qui fait 20 morts dont 14 étrangers. Depuis, l’état d’urgence est imposé quasiment sans interruption dans le pays.

- Un Accord pour la paix et la réconciliation au Mali est signé le 15 mai par le gouvernement et la médiation internationale, puis le 20 juin par l’ex-rébellion.

- 20 novembre 2016 : les élections municipales ont lieu et les Maliens sont appelés aux urnes pour élire les conseillers communaux.

- 6 septembre 2017 : le Conseil de sécurité de l’ONU décide de créer un régime de sanctions ciblées contre "ceux qui dressent des obstacles" à l'application de l'Accord pour la paix et la réconciliation dans ce pays.

- 16 août 2018: IBK réélu pour un second mandat avec 67,17% des suffrages, face à Soumaïla Cissé, crédité de 32,83%.

- 14 décembre 2019: Le président IBK lance à Bamako le dialogue national inclusif (DNI) qui vise à tenter de trouver des solutions à la crise non seulement sécuritaire, mais multiforme, à laquelle le pays est en proie depuis des années.

Au terme du DNI, les participants ont convenu de tenir des élections législatives avant le 02 mai 2020 et d'organiser un référendum constitutionnel courant la même année.

Il est question aussi du redéploiement des forces de défense et de sécurité reconstituées et le retour de l’administration sur l’ensemble du territoire malien, outre la relecture de certaines dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.



 

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