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Le président de la Banque mondiale analyse la crise d’apprentissage dans les pays revenu faible et intermédiaire

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Suite à la présentation d’un nouvel indice mis en place en collaboration avec l’Institut des statistiques de l’UNESCO appelé « Learning poverty », le président du groupe de la Banque Mondiale (BM), David Malpass a publié un édito dans lequel il commente la crise de l’apprentissage dans le monde et particulièrement dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Cet indice évalue la capacité d’un enfant de 10 ans de lire et comprendre un texte simple. Le président de la Banque mondiale part du constat que « dans les pays à revenu faible et intermédiaire, où plus de la moitié des enfants de dix ans ne savent ni lire ni comprendre un texte simple ».

Pour David Malpass, et d'après un communiqué du bureau de la Banque Mondiale à Rabat, cette donne est « inacceptable » puisque « cette crise mondiale des apprentissages compromet les chances de réussite et étouffe les aspirations de centaines de millions d’enfants ».

Ainsi, selon le texte du premier responsable de la BM, en octobre dernier, le groupe s’est donné comme objectif de « réduire au moins de moitié d’ici 2030 la pauvreté des apprentissages dans le monde ».

Sachant que « la réduction de la pauvreté des apprentissages est au point mort : entre 2000 et 2017, les résultats des enfants en âge d’être scolarisés dans le primaire n’ont progressé que de 10 % à l’échelle mondiale. Au rythme actuel, 43 % des enfants âgés de dix ans ne sauront toujours pas lire en 2030 », écrit David Malpass.

Le président de la Banque Mondiale a appuyé qu’ « au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la pauvreté des apprentissages est une crise en soi. 59 % des enfants ne savent pas lire ou comprendre un texte simple à l’âge de dix ans ».

Par ailleurs, David Malpass a souligné que « plusieurs gouvernements ont démontré que cette accélération était possible » tout en donnant l’exemple du Kenya, qui a pu à travers, le programme national d’apprentissage de la lecture, multiplier par plus de trois la part d’élèves de la deuxième année atteignant le niveau de lecture requis.

Et de conclure que « la réduction de la pauvreté des apprentissages exigera des stratégies différentes selon les pays et les régions, en fonction des conditions. Dans certains cas, l’accès aux écoles reste un problème de taille, en 2018, 258 millions de jeunes n’étaient pas scolarisés dans le monde ».

 

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