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Culture

Soutien aux Industries culturelles et créatives : M. El Ferdaous explique les mesures phares du contrat-programme

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Au Maroc, la dépense moyenne par marocain en termes de culture et de loisirs n'est que de 400 DH par an. C'est ce qu'a regretté le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous, pour rappeler que la situation du monde de la Culture était déjà "difficile" avant l'avènement de la pandémie.

Invité du plateau d'Infosoir du 17 janvier, M. El Ferdaous a indiqué que cette situation s'est actuellement amplifiée par la crise du tourisme, "principal donneur d'ordre de la culture au Maroc", et celle du mécénat, d'où provient une grande partie des financements des acteurs culturels, ainsi que par les festivals "qui ne se tiennent plus". En effet, le retour sur investissement pour un ville qui abrite un festival est de 15 dirhams pour chaque dirham investi.

"C'est une situation où l'on a vraiment besoin de soutenir et de nourrir ce tissu d'entreprises et de TPE surtout. Souvent, ce sont des TPE culturelles qui peuvent avoir l'air très petites et pas du tout importantes, mais qui sont en réalité stratégiques pour toute la chaine de valeur", a expliqué le ministre.

C'est dans ce contexte qu'intervient le contrat-programme couvrant les industries culturelles et créatives, signé le 6 janvier 2021 en marge de la 11e réunion du Comité de Veille Économique. Il couvre le cinéma, le monde du livre, les arts et les spectacles vivants, les festivals, l'enseignement culturel, etc.

A ce niveau, deux approches ont été adoptées, explique M. El Ferdaous. La première est de soulager la trésorerie des entreprises, "qui sont déjà à leur niveau maximal d'endettement", d'où un certains nombre de mesures comme le report de l'acquittement des charges sociales, les exonérations fiscales pour les compléments de revenus versés aux employés ou le moratoire sur les crédits bancaires.

La deuxième approche concerne "la dignité des employés", poursuit le ministre, expliquant qu'il s'agit de mettre en place d'une indemnité forfaitaire, "un chômage partiel en quelques sortes", destiné aux entreprises qui ont perdu plus de 50% de leur chiffre d'affaires et souhaitant mettre certains employés à l'arrêt partiel d'activité, et qui peuvent désormais inscrire ces derniers à la CNSS pour bénéficier de cette indemnité,.

M. El Ferdaous a aussi relevé que l'une des mesures qui figurent dans ce contrat-programme est de "tenir une promesse qui a été faite lors des Assises de l'industrie culturelle en 2019", qui est la mise à niveau statistique du secteur. "Ce qui est très difficile pour ce secteur, c'est d'être pris au sérieux du point de vue économique", a-t-il dit, c'est à dire à se faire valoir en tant que secteur d'investissements à retours et non de charges, en l'absence d'un système statistique et économétrique en place.

En conclusion de son intervention, le ministre a souligné que la création d'une plateforme digitale est aussi une mesure phare de ce contrat-programme, inspirée par une recommandation du CESE qui stipule que pour l'inclusion des jeunes dans le monde de la culture, il faut recourir aux outils digitaux. "Là-dessus, je crois que le Covid et la crise sanitaire ont été une opportunité formidable pour faire avancer un certain nombre de chantiers de digitalisation.

 

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