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Mustapha Sehimi: "Le successeur de Kohler doit être désigné avant octobre"
Diplomatie

Mustapha Sehimi: "Le successeur de Kohler doit être désigné avant octobre"

L’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara marocain, Horst Kohler, âgé de 76 ans a démissionné de ses fonctions. L’émissaire d’Antonio Guterres pour le Sahara a pris fonction officiellement en septembre 2017.Le politologue Mustapha Sehimi rappelle que c'est la 4è démission d'un émissaire onusien pour le Sahara. 

Au bout de 20 mois d’exercice, le responsable onusien a réussi à faire avancer le dossier de Sahara marocain dans la mesure où il était le premier à initier deux tables rondes à Genève en Suisse,  autour desquelles, et pour la première fois, l’ensemble des parties prenantes étaient rassemblées. Kohler allait également présider une troisième table ronde prévue en été 2019.

« La démission de Horst Kohler n’est pas un cas isolé, avant lui 4 autres envoyés spéciaux ont remis leur démission, or, pour la première fois c’est pour des raisons de santé. En effet, il a eu la démission de James Baker, Peter Van Walsum et celle de Christopher Ross en mars 2017.C’est un poste qui est difficile, délicat et qui conduit souvent les titulaires à ne pas pouvoir mener jusqu’au bout leur mission », souligne le politologue Mustapha Shimi.

Pour l'universitaire, le dossier va rester en stand-by au moins pour les six mois à venir, « il n’aura  probablement pas de développements avant la rentrée officielle de l’Assemblée générale des Nations Unies à la mi-septembre 2019 pour voir une initiative émergée ».

Ceci dit, « le Secrétaire général est obligé de nommer un nouvel envoyé spécial avant octobre, date du renouvellement du mandat du Minurso. Le nouvel émissaire devrait prendre fonctions maximum fin septembre », affirme Mustapha Sehimi. Selon la résolution 2468 il est prévu que le mandat de la Minurso ne sera prolongé que de 6 mois jusqu’à fin octobre.

 Qui va remplacer Horst Kohler ?  

« Il s’agit d’un processus qui va mettre des mois avant de voir le bout du tunnel. Il faut d’abord des candidatures sélectionnés auprès du secrétariat général de l’ONU est validés par le SG ensuite les profils doivent être soumis à la validation des parties prenantes, en l’occurrence, le Maroc », affirme Sehimi.

Par ailleurs, il est à souligner que les tables rondes initiées par Horst Kohler sont intéressantes du point de vue qu’elles ont réuni les quatre parties, à savoir, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le mouvement séparatiste. Et pour la première fois l’Algérie est considérée comme partie prenante à part entière dans le processus de négociation. Dans ce sens, la dernière résolution de l’ONU au sujet du dossier du Sahara marocain 2468 cite cinq fois l’Algérie comme partie prenante dans ce processus.

 

 

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