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Patrimoine

Casablanca : Création de l’Observatoire du patrimoine culturel immatériel africain

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Le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj, a annoncé à Casablanca, la création de l’Observatoire du patrimoine culturel immatériel africain (OPCIA).

L’annonce a été faite à l’occasion de la tenue du premier Débat sur le patrimoine culturel immatériel en Afrique, en présence de délégations officielles de différents pays du continent.

Placée sous le thème "Similarités et différences dans le patrimoine culturel immatériel africain", cette première édition, qui porte le nom du célèbre ethnologue malien Amadou Hampaté Ba, réunit, sur deux jours, une pléiade de penseurs et de chercheurs intéressés et concernés par la promotion des diverses expressions culturelles dans le continent.

La création de l’Observatoire émane de l’enracinement de l’affluent africain dans la culture marocaine, dans l’espoir qu’il constitue une plateforme pour une action collective en matière de valorisation de cet héritage, a dit le ministre, en ouverture de cette rencontre tenue sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.

La première édition du Débat est un prélude à une série de rencontres destinées à cerner les contraintes et les défis en vue d’une vision commune en la matière, a poursuivi M. Laaraj, souhaitant que cette manifestation devienne une tradition annuelle.

La préservation du patrimoine culturel immatériel est érigée en priorité par les gouvernements, qui entourent cette question d’une importance majeure, s’est-il félicité, mettant en avant l’immense richesse de l’héritage culturel en Afrique, berceau de l’humanité.

Le ministre a, dans ce sens, souligné que la politique africaine du Souverain accorde une place de choix au volet culturel en tant que fondement pour la construction d’une identité africaine et vecteur de paix, de vivre-ensemble et de dialogue.

De son côté, Ahmed Morsi, chercheur émérite égyptien dans le domaine des traditions populaires, a affirmé que la création de l’Observatoire est d’une grande valeur civilisationnelle, se réjouissant que ce projet voie le jour dans le Royaume, qui est un modèle de pluralité culturelle. 

"L’Observatoire va nous rapprocher en tant qu’Africains, au-delà de nos positions géographiques, de nos langues ou de nos traditions", a-t-il soutenu, insistant sur la sauvegarde des différents aspects de la culture africaine et leur protection contre les sources de nuisance.

L’universitaire marocaine Saida Azizi, membre du comité d’organisation, a indiqué que le premier Débat inaugure un chantier culturel d’envergure appelé à contribuer à ouvrir de nouveaux horizons devant tous ceux concernés par la préservation de cet héritage.

C’est un jalon supplémentaire pour la construction de l’Afrique de demain, forte de ses ressources humaines et de ses richesses naturelles, a-t-elle appuyé.

La première édition a été baptisée du nom d’Amadou Hampaté Ba, en reconnaissance au militantisme de l’un des plus grands défenseurs de la mémoire orale africaine et au rôle des pionniers dans la réhabilitation de cette culture et sa transmission aux nouvelles générations.

Le premier Débat sur le patrimoine culturel immatériel en Afrique sera clôturé vendredi par l’adoption de recommandations relatives à la sauvegarde de ce legs et à la consécration de sa diversité.

 

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