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Covid-19: les chiens capables de détecter le virus dans la transpiration
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Covid-19: les chiens capables de détecter le virus dans la transpiration

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Un projet français utilisant les chiens pour détecter le Covid-19 porte ses fruits, le virus à une odeur détectable par les meilleures amies des Hommes.

Le vétérinaire Dominique Grandjean, directeur de l’unité de médecine de l’élevage et du sport à l’École vétérinaire de Maisons-Alfort, a adapté son programme NOSAÏS, développé pour dépister les maladies chroniques comme le cancer, au coronavirus. Par ailleurs ce programme a eu des « résultats hallucinants » sur la détection olfactive du cancer du côlon, une expérimentation sur la maladie de Parkinson et le cancer de la vessie allaient suivre.

C’est une étude américaine réalisée en Alabama par l’Université Auburn, qui a démontré la capacité des chiens à détecter une maladie des muqueuses chez les bovins, qui a convaincu le professeur à étendre son programme au virus en partant du postulat que « l’homme est un animal comme les autres ». L’équipe de professeurs qui gèrent NOSAIS a donc décidé, début mai, d’utiliser les chiens du programme pour les faire travailler sur la reconnaissance du covid-19. 

Les premiers résultats sont très convaincants, ils ont un taux de réussite de 96 %, rapporte science avenir. « Les chiens sont effectivement capables de détecter la présence du SARS-CoV-2, et non le virus lui-même, via les catabolites (dégradation cellulaire, NDLR) qui résultent de l’action cellulaire du virus et qui sont excrétés par la sueur », explique le Pr Grandjean. En d'autre terme, le virus a une odeur, dans la sueur, détectable par les chiens.

Quand le chien détecte la présence du virus, il s’assoit en face de l’échantillon. « Aujourd’hui nous ne savons pas ce qui est marqué, car notre but était de voir le plus rapidement possible s’il existait ou non une odeur spécifique liée à la maladie Covid-19 », explique le Pr Dominique. Les tests vont donc passer à l’étape supérieure pendant laquelle les chiens ne travailleront plus sur une comparaison entre prélèvements positifs et négatifs, mais sur plusieurs échantillons positifs pour traquer les faux positifs et les faux négatifs. 

Selon le professeur « le plus important est que l’animal ne rate pas de positif ».

L’expérimentation a lieu dans trois endroits différents en simultané, à Paris, en Corse et à Beyrouth au Liban. 

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