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COVID-19 : 44% de la population a renoncé aux soins habituels dans 18 Etats de l’UA

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Dans son dernier rapport, le Partenariat pour une réponse à la COVID-19 fondée sur des données probantes (PERC) souligne le besoin d’améliorer l’accès aux services de soins de santé et la protection du personnel sanitaire, et met en garde contre les dangers du non accès aux soins habituels.

D’après le dernier rapport du PERC, sur les 24.000 adultes interrogés dans 18 Etats membres de l’Union Africaine, près de la moitié a déclaré avoir renoncé aux soins habituels pendant la pandémie.

Ainsi, jusqu'à 70 % des personnes interrogées ont indiqué avoir rencontré des problèmes d'accès à la nourriture pendant la semaine précédente, et le même pourcentage de personnes interrogées ont affirmé avoir gagné moins d'argent par rapport à la même période de l'année dernière.

Toutefois, 85 % des personnes interrogées ont déclaré avoir porté, régulièrement, un masque de protection au cours des sept jours précédents.

Selon John Nkengasong, directeur des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, les données présentées dans le nouveau rapport du PERC vont permettre aux décideurs de ne pas se concentrer uniquement sur le nombre de cas de COVID-19 mais de tenir compte également de la santé et du bien-être d'une façon plus globale afin d'adapter les mesures d'intervention .

A cet égard, le Partenariat a appelé les gouvernements à donner la priorité au « coinçage » du virus, en garantissant un approvisionnement adéquat en kits de dépistage et en réactifs pour identifier les cas positifs ; comme il a encouragé les citoyens à se faire soigner dans des services de santé qui n'ont pas de lien avec la COVID-19 et a impliqué par là même les dirigeants communautaires dans le processus.

44% des participants ont retardé leurs soins habituels

Dans ce sens, près de 44% des participants à l’enquête ont indiqué avoir sauté ou retardé la prise de médicaments ou l’accès aux services de santé, notamment pour la malaria, le diabète, les problèmes cardiovasculaires, les soins prénataux et les soins aux enfants de moins de 5 ans.

« Comme lors des épidémies précédentes, nous constatons que les soins de santé manqués et retardés ont un fort prix à payer », a fustigé Zabulon Yoti, directeur régional par intérim du groupe de l'état de préparation et de la réponse aux urgences de l'Organisation mondiale de la santé.

Les besoins économiques l’emportent sur la peur du virus

Par ailleurs, la plupart des personnes interrogées se sont déclarées favorables à la réouverture de leurs économies nationales, cependant, elles ont également fait part de leur forte anxiété face à la reprise des activités normales.

Les données de l’étude indiquent que la COVID-19 est considérée comme une menace sérieuse, toutefois, nombreux sont ceux dont les besoins économiques l'emportent sur l'inquiétude de contracter le virus.

A noter que le Partenariat pour une réponse à la COVID-19 fondée sur des données probantes (Partnership for Evidence-Based COVID-19 Response) est un consortium d'organisations mondiales de santé publique et d'entreprises du secteur privé ; qui regroupe les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Resolve to Save Lives, la UK Public Health Rapid Support Team (équipe de soutien rapide pour la santé publique du Royaume-Uni) et le Forum économique mondial.

Lire aussi : Covid-19 en Afrique: l'OMS et l'Unicef plaident pour la "reouverture sécurisée" des écoles

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