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CNDH : "aucune trace de torture" à l'encontre des détenus des événements d'Al Hoceima

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Quelques jours après la polémique qu'a suscitée la fuite d'un audio du détenu à la prison de Ras El Ma, dans la cadre des événements d'Al Hoceima, Nasser Zefzafi et les mesures disciplinaires prises par l'administration pénitentiaire à l'encontre de plusieurs détenus, le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a publié des conclusions après des visites effectués par sa délégation. 

Comme promis par sa présidente, Amina Bouayach, le CNDH a dépêché une délégation, coordonnée par le président du comité permanent chargé du monitoring et de la protection et du médecin légiste, les 7 et 8 novembre derniers, aux établissements pénitentiaires Tifelt 2, Toulal 2 (Meknès), Ras Al Ma (Fès), Ain Aicha (Taounat), Taza et Guercif , auxquels ont été transférés les détenus visés par les mesures disciplinaires annoncées au courant de la semaine dernière par la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR). 

"A partir des vidéos visionnées, du recoupement des témoignages des personnes interrogées, des examens médicaux réalisés et de l’ensemble des informations collectée", le CNDH affirme "aucune trace de torture à l’encontre des détenus n'a été constatée", alors que le détenu Nasser Zefzafi avait affirmé dans l'audio ayant fuité qu'il était victime d'agression physique et de torture. Des allégations également démentis par le département de Mohamed Saleh Tamek. Dans ce sens, le CNDH "a bien pris le soin d’informer les détenus concernés des éléments qui relèvent normalement des pratiques de la torture et de leur absence dans leurs cas respectifs".

Altercation confirmée et "état déplorable" des cellules 

 La visualisation des vidéos par le CNDH a permis de vérifier que le jeudi 31 octobre, les six détenus de la prison Ras El Ma ont refusé de quitter le hall à côté du poste de surveillance et de rejoindre leur cellule pendant plus de deux heures. "Chose que les détenus ont confirmé lors des entretiens individuels", précise le Conseil. 
Toujours selon les conclusions du CNDH, "Il y’a bien eu altercation entre les agents pénitentiaires et deux détenus. Cet incident a résulté en quelques ecchymoses sur le corps des deux détenus, et la prescription d’un arrêt de travail pour les agents." 

Par ailleurs, lors des visites des prisons de Toulal 2 et de Ain Aicha, la délégation du CNDH a pu constater "l’état déplorable des cellules disciplinaires qui ne disposent ni d’éclairage, ni d’aération et ce en contradiction avec la disposition 13 de l’Ensemble de règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus", précise par la communication du CNDH parvenue à 2m.ma.

Le CNDH rappore également "que les faits déclenchant l’incident remontent à la révision de la faveur accordée par l'ancien directeur de la prison de Ras Al Ma à un détenu qui jouissait d'un appel téléphonique quotidien de 30 minutes, au lieu de l’appel hebdomadaire de 6 à 10 minutes prévu par les règles en vigueur."


 

 

 

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