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Société

Asma Lamrabet quitte le Maroc pour une destination « lointaine et pour une période indéterminée »

L'ex-directrice du Centre des études féminines en Islam au sein de la Rabita Mohammadia des Oulémas du Maroc, Asma Lamrabet a annoncé en début de semaine qu’elle quittait le Maroc pour une destination « lointaine et pour une période indéterminée ». Elle avait démissionné de son poste il y a un an et demi. 

Médecin biologiste de formation, Asma Lamrabet est connue pour son engagement pour un Islam éclairé. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment, « Musulmane tout simplement » en 2002, « Aisha, épouse du Prophète ou l’Islam au féminin » en 2002 et le dernier publié en 2016 « Islam et Femmes : les questions qui fâchent ».

« Je quitte le Maroc pour une lointaine destination et pour une période indéterminée. Nouvelle étape dans ce qui me reste à vivre et qui j'espère sera enrichissante et positive inchaAllah...Je garde dans mon cœur l'amour de ce pays », a posté Lamrabet sur son compte Facebook.

En mars 2018, Asma Lamrabet avait démissionné de son poste à la tête du centre des études féminines en Islam , affilié à la Rabita Mohammadia des Oulémas. Dans un communiqué, Asma Lamrabet avait laissé entendre  que « sa position en faveur de l’égalité en matière d’héritage qui était derrière sa démission de cette organisation ».

« (…) Formulé dans le langage courant de notre contexte, les principes de ce verset correspondent à ce que l’on dénomme aujourd’hui, comme étant, le droit à l’égalité salariale. En effet, toute la jurisprudence islamique le confirme, à travers ce verset et bien d’autres, l’islam a été très exigeant quant à l’autonomie et l’indépendance financière des femmes (…) », peut-on lire dans une tribune publiée avant une large polémique déclenchée sur les réseaux sociaux et dans les médias sur la possibilité ou non d’instaurer l’égalité en héritage au Maroc.

Résumant sa vision scientifique entant que chercheuse, avait écrit juste après sa démission « j’ai toujours prôné une lecture progressiste, réformiste et dépolitisée pour opérer une nouvelle approche de la question des femmes dans l’Islam. C’est l’action que j’ai toujours mené à travers la déconstruction des lectures rigoristes et patriarcales, notamment à travers mes différents ouvrages et au sein du Centre d’études féminines, qui est devenu un espace de référence dans la réforme du champ religieux initié par la plus haute autorité politique du pays ».

 

 

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