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Cinéma

Alaa Eddine Aljem à 2M.ma : La pandémie a eu un impact sur le financement des films (Interview)

« Le Miracle du Saint Inconnu », réalisé par Alaa Eddine Aljem, a été choisi pour représenter le Maroc dans la présélection des Oscars 2021, dans la Section « Meilleur Film International ». Contacté par 2M.ma, le réalisateur nous en dit plus sur ce long-métrage et sur ses projets à venir.

Votre long-métrage «Le miracle du Saint Inconnu» est présélectionné aux Oscars 2021. Qu’est-ce que cela vous a fait en tant que réalisateur ?

Je suis honoré de pouvoir représenter le Maroc. Pour le moment, mon long-métrage a été présélectionner, il y a encore beaucoup du chemin à faire avant d’arriver à un short liste ou à une nomination.

Parlez-nous du «Le miracle du Saint Inconnu» en quelques mots ?

« Le miracle du Saint Inconnu» relate l’histoire d’Amine, un jeune homme qui se cache dans les collines pour échapper à la police après avoir volé une importante somme d’argent. Avant son interpellation, il enterre cet argent dans un trou qu’il fait passer pour une tombe. Il purge une peine de dix ans de prison ferme.

A sa sortie, il découvre que la cachette où il avait enfermé son butin est devenue la tombe « du Saint Inconnu », un homme saint de la région dont la sépulture n’a été retrouvée qu’il y a dix ans. Le lieu de pèlerinage est aujourd’hui la principale activité économique du village environnant. Amine décide finalement de s’y installer, pour tenter de récupérer son argent.

 

 

Quel message voulez-vous faire passer à travers ce long-métrage ?

Dans ce long-métrage, je questionne notre rapport aux croyances et notre besoin de croire collectivement en quelque chose pour aller de l'avant. Il n'y a pas vraiment de message à passer. Je pense que ceux qui ont un message à faire passer font de la propagande quand ce n'est pas subtil

La crise liée à la pandémie du coronavirus n’a pas épargné le Cinéma. Il est désormais difficile de tourner des scènes surtout qu’il faut respecter les gestes barrières. Comment vivez vous cette périoder ?

Pour l’instant, je n'ai aucun tournage, sinon j’aurais pu attendre quelques mois, le temps que les mesures s’allègent un petit peu plus. Il faut savoir que cette pandémie a eu un impact sur le financement des films. Aussi, les habitudes de consommation ont énormément changé, vu que les salles de cinéma sont encore fermées et les cinéphiles regardent leurs films sur les plateformes de streaming.

Que pensez-vous du cinéma marocain actuellement ?

J'apprécie de voir chaque année quelques nouveaux noms et nouveaux visages qui s'ajoutent au paysage actuel et je témoigne un profond respect à mes aînés et leur contribution à la cinématographie nationale. Malheureusement, nous avons peu de salles et peu de public. Il faut créer de nouvelles salles un peu partout dans le Royaume.

D’autres projets pour les prochains mois?

Actuellement, je travaille sur le scénario de mon nouveau film qui s’appelle « l’Eldorado » que je viens de présenter dans le cadre des Ateliers de l’Atlas.

 

 

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